Noureddine Bhiri, ex-ministre tunisien de la Justice et ancien cadre du mouvement Ennahdha, a été condamné mercredi 6 mai 2026 à «20 ans de prison» par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis. Des sources médiatiques indiquent que l’ancien ministre de la Justice a été reconnu coupable dans un dossier de «passeports falsifiés».
La justice tunisienne a prononcé son verdict dans l’affaire impliquant l’ancien ministre de la Justice de la Tunisie, Noureddine Bhiri. Selon plusieurs médias, la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis l’a condamné, mercredi 6 mai 2026, à «20 ans de réclusion».
L’ex-responsable du mouvement Ennahdha était poursuivi dans l’affaire dite des «passeports falsifiés». La juridiction l’a reconnu coupable d’avoir accordé des passeports à des personnes accusées de «terrorisme» durant son passage au ministère de la Justice entre 2011 et 2013.
Dans ce même dossier, l’ancien haut responsable sécuritaire Fathi Beldi a également écopé d’une peine de 20 ans de prison. D’autres personnes poursuivies dans cette affaire ont, pour leur part, été condamnées à «11 ans d’emprisonnement».
Cette nouvelle condamnation vient s’ajouter à une précédente peine infligée à Noureddine Bhiri en 2024. Il avait été condamné à dix ans de prison pour une publication sur Facebook attribuée à sa personne. Le message appelait à une «résistance pacifique» contre ce qu’il qualifiait de «coup d’État», en référence aux mesures exceptionnelles prises par Kaïs Saïed en juillet 2021.
Par ailleurs, la justice a décidé de retirer du dossier les noms de Hamadi Jebali et de plusieurs autres accusés, après des recours introduits par leurs avocats. Toutefois, cette décision reste liée à l’examen du dossier par la Cour de cassation concernant leur renvoi devant la chambre spécialisée dans les affaires de terrorisme.
Cette affaire continue d’alimenter le débat politique et judiciaire en Tunisie, dans un contexte marqué par des tensions entre le pouvoir en place et plusieurs figures de l’opposition.
Par Valentin SOMANDE




























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