Un pasteur a été jugé, le 2 décembre 2025, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin. Selon Banouto.bj, l’homme de Dieu, est accusé d’avoir intégré plusieurs de ses fidèles sur une plate-forme illégale numérique de placement de fonds dénommée «CEA».
Une autre plate-forme électronique de placement d’argent fait des victimes au Bénin. L’affaire fait grand bruit au sein de certaines communautés et sur la toile depuis quelques jours, après la cessation de travail de cette plate-forme. Il s’agit de la plate-forme «CEA».
Comme «Cameo Shell» et «Liyeplimal crypto», la plate-forme «CEA» proposait des services d’investissement en ligne aux internautes qui devraient gagner facilement et rapidement de l’argent. Les adhérents pouvaient investir à partir de «10 000 FCFA» et enregistrer un gain journalier. Ce gain ne peut être retiré après un certain délai.
Mais depuis quelques jours, la plate-forme «CEA» a cessé ses activités. Plus aucun placement ni de retrait de fonds n’est disponible. Face à cette situation, le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné la suspension des activités de la plate-forme.
L’information a été confirmée par la représentante du ministère public à l’audience correctionnelle du mardi 2 décembre 2025 pendant le procès d’un pasteur à la Cour spéciale.
Un magistrat indiqué que le parquet a pris ses responsabilités après plusieurs plaintes de citoyens contre le prévenu pasteur. Selon l’accusation, l’homme de Dieu a intégré au moins «35 de ses fidèles» sur la plate-forme «CEA». Les victimes accusent le prévenu de les avoir escroquées. Alors qu’elles devraient rentrer en possession d’un premier gain après investissement, les victimes disent n’avoir rien trouvé sur leur compte. Ces adhérents ont décidé de saisir la justice contre leur mentor.
Interpellé et placé sous mandat de dépôt, le pasteur est poursuivi pour «escroquerie via internet». Convoqué à la barre, le mardi 2 décembre 2025, le prévenu a plaidé non coupable. Il a déclaré qu’il n’est pas un responsable de la plate-forme. «Mais comment et en quelle qualité avez-vous invité plusieurs personnes à vous rejoindre ?», interroge la Cour. Le prévenu a expliqué qu’il a aussi reçu le lien de la plate-forme avec les messages de motivations à investir. A la demande de la Cour de lui fournir l’identité de celui qui lui a envoyé, le pasteur a indiqué qu’il ne connaît pas l’intéressé.
La Cour s’est interrogée sur la qualité du statut d’homme de Dieu que le prévenu prétend être. «Quel pasteur fait la promotion de l’argent facile à ses fidèles ? Ou bien le monde a changé ?», a commenté la Cour.
Après quelques minutes de débats, le dossier a été renvoyé au 20 janvier 2026 pour la poursuite des débats.
Par Valentin SOMANDE




























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