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Vote des déplacés internes au Burkina: la Ceni propose deux scenarii aux politiques

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La Commission nationale électorale indépendante (Ceni), chargé des élections au Burkina Faso, a proposé, ce lundi 27 janvier 2020, deux scenarii à la classe politique qui devrait choisir un scénario, dans le but de permettre aux personnes déplacées internes de pouvoir exprimer leurs suffrages aux scrutins à venir.

A la suite du dialogue politique tenu, à l’initiative du chef de l’Etat Roch Kaboré, il avait été demandé à la Ceni de faire des propositions en vue de prendre en compte les déplacés internes aux élections de 2020 et 2021. «Pour nous», ce travail «est une commande politique», a affirmé Adama Kéré, vice-président de la Commission électorale.

«Nous avons proposé des scénarii qui permettront à la classe politique de décider du scénario qu’elle juge le mieux pour la prise en compte des personnes déplacées internes», a dit M. Kéré qui a confié qu’ils sont à la première phase de cette étude qui est de voir comment les enrôler.

Selon les explications de M. Kéré, responsable de la conduite de l’Etude qui a abouti à ces scénarii, le premier scénario consiste à rattacher l’électeur à sa commune de départ. Ce qui signifie que lorsque la personne déplacée, enrôlée dans sa commune d’accueil, va voter, sa voix sera comptabilisée pour sa commune d’origine, a-t-il expliqué, notant que quant au deuxième scénario, le suffrage de l’électeur sera comptabilisé pour la circonscription d’accueil.

Le président de la Ceni, Newton Hamed Barry, a confié aux participants à cette rencontre de restitution, qui regroupée des représentants du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), des partenaires techniques et financiers, des partis politiques, de la société civile et des ministères, qu’à partir du premier scénario, sa structure essaie de veiller au respect du droit des personnes déplacées et au maintien des circonscriptions électorales pour ne pas que le fait sécuritaire puisse dicter la transformation des circonscriptions électorales du pays. «Mais il a le désavantage de n’avoir pas été prise en compte dans aucune disposition du code électoral», a soutenu M. Barry.

«Le deuxième scénario est un scénario réglé par le code électoral par la prise en compte du changement de résidence. (Ce qui veut dire) en ce moment, que les personnes déplacées sont considérées comme avoir changé de lieu de résidence», a dit M. Barry qui a tout de même souligné que le fait que les déplacés sont nombreux, ce changement de résidence provoque des conséquences politiques. «Cela suppose, du point de vue de la cartographie électorale, une notification substantielle. Aussi du point de vue des pouvoirs publics et du pouvoir électif, cela suppose l’impossibilité d’élire un certain nombre de représentants. Et il consacre, point de vue même politique, l’impossibilité et le fonctionnement des instances politiques de l’ensemble du territoire», a-t-il poursuivi, en soutenant que c’est le scénario le plus simple.

Avec l’insécurité du fait des attaques armées qualifiées de «terroristes», le Burkina compte, de nos jours, 20 provinces sur 20 de cinq régions qui sont affectées par le phénomène des personnes déplacées. Et selon la Ceni, l’inquiétude.

Par Daouda ZONGO

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