Au Burkina Faso, il a été célébré, ce jeudi 15 mai 2025, la Journée des Coutumes et Traditions, deuxième du genre, après celle de 2024. Cette Journée a été instituée par le gouvernement 6 mars 2024, réaffirmant, ainsi, la laïcité de l’Etat et offrant aux adeptes de la religion traditionnelle un cadre de promotion des valeurs et des pratiques ancestrales.
Dans la capitale, Ouagadougou, c’est autour du Moogho Naaba que les adeptes de la religion traditionnelle ont célébré, ce 15 mai 2025, la Journée des Coutumes et Traditions. Elle a été placée sous le thème: «L’éducation dans le Moogho, un terreau fertile de promotion du patriotisme, du civisme, des valeurs coutumières et traditionnelles».

Le Moogho Naaba, à travers la voix du Ouidi Naaba, a souhaité la bienvenue à tous ceux qui ont marqué leur présence à cette célébration et a souhaité que chacun et chacune puisse connaitre sa culture et la pratiquée. «Sa Majesté souhaite que nous donnions une bonne éducation aux enfants, car c’est par l’éducation que nous pourrons distinguer le bien du mal. C’est par l’éducation que nous pourrons avoir le respect pour les autres et c’est par l’éducation que nous pourrons vivre ensemble de façon harmonieuse», a dit le Ouidi Naaba.

Le Moogho Naaba a, aussi, souhaité que «les enfants à qui on donne l’éducation puissent écouter et appliquer effectivement ce que les ainés et les parents, les enseignants leur auront donné comme instruction, comme éducation». Il a appelé les uns et les autres à penser intérêt général du Burkina Faso dans tout ce qu’ils poseront comme acte et ne pas voir les intérêts particuliers. Il a, par ailleurs, souhait la paix, la sécurité pour le pays, une bonne saison pluvieuse pour pouvoir avoir de quoi nourrir les populations et pouvoir vivre ensemble de façon harmonieuse.

Au cours de cette célébration, Sa Majesté a octroyé une attestation au président de l’Assemblée nationale de Transition, Ousmane Bougouma et au Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, tous représentés. Ces attestations de reconnaissance leur ont été attribuées pour tout ce qu’ils font pour la tradition.

Le ministre en charge de la Défense, le général Célestin Simporé qui a représenté le Premier ministre a souhaité au Moogho Naaba une bonne célébration et lui a souhaité longue vie, la santé. «Ce matin, nous avons eu le privilège d’être désigné par son excellence le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, président du Faso et le Premier ministre, chef du gouvernement pour venir honorer Sa Majesté le Moogho Naaba et tous les chefs qui l’accompagnent et toutes les populations innombrables qui est là pour célébrer cette fête ce matin au Palais du Moogho Naaba», a dit le général Simporé, souhaitant une bonne fête aux traditionalistes.
«Comme on le dit, celui qui ne sait pas d’où il vient, il ne saura jamais où il va. Il va d’hésitation en hésitation sans jamais se fixer un but fixe. Donc, nous devons nous efforcer de connaitre nos origines, de savoir d’où nous venons, de qui nous descendons, cela pourrait nous permettre de savoir où est-ce que nous pouvons aller, jusqu’où nous pouvons aller, connaitre aussi nos limites».

Le ministre de la Défense, le général Célestin Simporé a invité les uns et les autres à bien éduquer les enfants, comme l’a souhaité Sa Majesté. «L’enfant est le père de l’homme. C’est par les enfants que les sociétés arrivent à se perpétuer, à se développer ou déclinent. Si nous accordons une grande importance à l’éducation de nos enfants, nous nous assurons d’un avenir radieux, même si nous ne serons pas de ce monde en ce moment, nos âmes seront rassurées et heureuses de savoir que les graines que nous avons semées ont poussé et les arbres donnent de bons fruits», a soutenu le général Simporé.

«Célébrant cette journée, nous allons revisiter toute l’histoire, car respecter ses coutumes, sa tradition, c’est promouvoir la paix et la cohésion sociale. C’est en raison de cela que je suis resté attaché à cette tradition depuis ma tendre jeunesse. Mais je voudrais que chacun sache d’où il vient», a déclaré le professeur Charlemagne Ouédraogo, ancien ministre de la Santé, invité par le Moogho Naaba à témoigner, à parler de son attachement à la tradition.
Selon le Pr Ouédraogo, a saisi l’occasion pour remercier «les autorités du Burkina Faso, pour avoir eu l’intelligence de reconnaitre ce jour et de permettre» aux adeptes de la tradition «de célébrer et de vivre officiellement (leurs) coutumes, de promouvoir la tradition et de lancer des messages de paix, de cohésion sociale et d’entente».
Au cours de cette célébration, une conférence a été tenue pour traiter le thème de la Journée des Coutumes et Tradition, édition 2025 qui est: «L’éducation dans le Moogho, un terreau fertile de promotion du patriotisme, du civisme, des valeurs coutumières et traditionnelles».
Par Daouda ZONGO




























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