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Dictée radiophonique de Pulsar: les candidats ont composé le texte de la 16e édition

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Une vue des candidats composant

La radio Pulsar Ouaga a organisé, la 16e édition de sa dictée radiophonique, un jeu concours ouvert aux élèves, étudiants, fonctionnaires, retraités, particuliers et demandeurs d’emploi, ce samedi 28 juin 2025, à Ouagadougou

Une vingtaine de personnes inscrites au concours de la 16e édition de la dictée radiophonique de Pulsar FM, émettant dans la capitale burkinabè, ont composé sur le texte intitulé : « Une pluie inespérée », ce samedi 28 juin 2025. Le directeur général adjoint de la radio Pulsar, François Yesso, a rappelé que cet exercice fait partie des activités créatives et de vacances du récepteur, un an après son existence en octobre 1996.

François Yesso, directeur général adjoint de la radio Pulsar

M. Yesso a signifié que le but du jeu concours est de permettre aux participants de revisiter un peu leurs connaissances. « C’est de permettre à ceux-là qui ont laissé les bancs et qui sont dans la vie active, de retrouver un peu les sensations et le goût de la lecture. C’est vraiment de permettre aux gens de se ressourcer et d’améliorer aussi leurs autographes », a-t-il laissé entendre.

Les responsables de la radio comptent, en fonction des lots qu’ils auront reçus avec leurs partenaires, récompenser entre les 3 et 5 meilleurs. « Généralement, ce sont des lots composés de matériel didactique, notamment des livres, des romans et autres objets en nature », a fait savoir le DGA de la radio Pulsar qui a souligné que sur une quarantaine d’inscrits, c’est une vingtaine qui ont pu être présents.

Il a donné rendez-vous à tous ceux qui sont intéressés pour la prochaine édition qui aura lieu l’année prochaine en mai.

Bakary Séré, retraité

Retraité, Bakary Séré a estimé que la langue française est une langue que les Burkinabè ont apprise et de ce fait, doivent la maîtriser. « Nous devons la cultiver comme un outil, comme nous utilisons aujourd’hui nos dabas, un bistouri, pour réaliser nos différentes activités en attendant que nous puissions avoir nous-mêmes notre propre langue à nous pour pouvoir continuer le combat », a-t-il soutenu, trouvant la dictée « relativement abordable ».

Il a lancé un appel aux jeunes, surtout, à participer à de telles initiatives. « Si vous n’entreprenez pas, vous n’apprenez pas. (…) Quand il y a une activité d’envergure nationale, il faut que la jeunesse sorte pour participer. L’essentiel, c’est de participer, ce n’est pas une affaire d’être premier ou bien d’être dernier », a-t-il estimé.

Asmao Gouem, élève de CM2

Candidate à cette édition de la dictée radiophonique, Asmao Gouem, 12 ans, fait la classe de CM2 à l’école « Espoir Tégawendé » à Ouagadougou. Elle dit avoir décidé de participer pour mesurer sa connaissance dans cet exercice. Tu as trouvé la dictée comment ? « Je trouve que c’était un peu dur, pas facile », a-t-elle réagi à une question d’un confrère, soulignant que le plus important, c’est d’avoir participé.

Comme messages à l’endroit de ses amis et autres élèves qui hésitent à venir participer, elle a déclaré : « je veux leur dire de ne pas du tout hésiter, parce que, ce n’est pas une affaire de gagner. L’important, c’est de participer. Même si on ne gagne pas, ça ne fait rien ».

Sahadiatou Kouanda, élève de 1ère D

Elève en classe de 1ère D, Sahadiatou Kouanda dit avoir toujours aimé la dictée comme exercice intellectuelle. « Quand j’ai appris la nouvelle, je l’ai trouvée vraiment intéressante. Voilà pourquoi je me suis inscrite pour tenter ma chance ».

Pour elle, le sujet était à sa portée. « J’ai trouvé le texte vraiment super. Et j’espère gagner », a affirmé Sahadiatou Kouanda qui prend part à un tel jeu concours pour la première fois.

Halidou Bantango, chauffeur de profession

Chauffeur de profession, Halidou Bantango, a indiqué que la composition est une manière aussi de se remémorer ses années de scolaire. « Je fais des dictées à mes enfants de temps en temps, donc je me suis dit pourquoi ne pas venir participer aussi parce qu’au collège, je ne m’en sortais pas mal », a-t-il expliqué, déclarant que c’était une manière pour lui de venir aussi se frotter aux autres candidats.

Il s’est dit déçu de l’engouement. « Ça m’a un peu déçu de voir qu’on n’était pas nombreux parce qu’on dirait que les gens ne s’intéressent pas à ce genre de jeu. Alors que je me dis qu’avec des occasions pareilles, c’est une manière de venir au moins prendre part à la compétition. On ne cherche pas à gagner quoi que ce soit, mais au moins tester son niveau. C’est pourquoi j’ai décidé de venir faire ce matin et par rapport à ça, on peut au moins corriger certaines choses », a-t-il déclaré.

Par Bernard BOUGOUM