L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté, ce jeudi 17 juillet 2025, le projet de loi portant liberté d’association au Burkina Faso, qui permettra au pays de se doter d’une cartographie réelle des structures associatives et ONG présentes sur son territoire et lutter, notamment, contre les questions de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
Le Burkina Faso vient d’adopter une nouvelle loi sur la liberté d’association sur son territoire. C’est à l’unanimité que les députés de l’Assemblée législative de transition ont voté le projet de loi qui a été introduit à leur niveau. Il compte 7 titres et 85 articles.
Cette nouvelle loi qui permettra au Burkina Faso d’avoir une cartographie réelle des structures associatives et Organisations non gouvernementales, interdit aux ministres, présidents d’institutions, chefs de circonscriptions administratives et aux élus, d’être membres d’organes dirigeants d’une association.
Son adoption vise également à mieux lutter contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Il est désormais fait obligation aux associations, de fournir leurs budgets, leurs comptes annuels et leurs rapports financiers aux ministères en charge des libertés publiques, de l’Economie et des Finances et du domaine d’intervention.
L’article 2 de cette loi stipule qu’elle est applicable «aux associations, aux organisations non gouvernementales et aux syndicats». «Sont exclues du champ d’application de la présente loi, les structures associatives poursuivant un but ou des objectifs politiques ou commerciaux ainsi que les faîtières des collectivités territoriales», poursuit l’article.
La présente loi vient donc corriger les insuffisances relevées dans la loi n°064-2015/CNT du 20 octobre 2015 portant liberté d’association.
Par Wakat Séra





























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)









