
C’est au bout de la nuit, que les Lions de l’Atlas ont obtenu, leur ticket pour les 8es de finale du Mondial 2026, en battant les Pays-Bas aux tirs au but à la suite d’un match nul d’un but partout. Achraf Hakimi et ses coéquipiers ont ainsi justifié le statut de favori africain dans cette coupe du monde. Mieux, avec leur jeu fait de rigueur, de discipline et dominé par le sens du collectif, ils se donnent les moyens de faire mieux que leur quatrième place au Qatar en 2022. La route est encore longue, mais les Marocains sont en mesure, aujourd’hui, avec cet effectif et cette envie de gagner, de tenir la dragée haute à n’importe quelle équipe de ce tournoi. Il leur suffira de continuer à monter en puissance et de respecter chaque adversaire qu’ils doivent affronter.
Alors que tous croyaient que les Eléphants de Côte d’Ivoire allaient s’engouffrer dans cette brèche ouverte par les Lions de l’Atlas pour atteindre, eux aussi, les 8es, ils ont trébuché ce mardi 30 juin, 1-2, face à ce bloc de glace géant venue de la Norvège. Pourtant, les vikings norvégiens étaient bel et bien prenables, si les Ivoiriens n’avaient été aussi laxistes en défense et autant peu réalistes en attaque. Sur au moins 17 corners, les pachydermes oranges n’ont même pas pu se procurer une bonne occasion de scorer. En matière de choix de ses joueurs du jour, que ça soit pour le onze de départ que pour les remplacements, coach Emerse Fae, a simplement manqué d’inspiration. Rien que le maintien dans le jeu de Franck Kessié, un capitaine en rade et la sortie du séduisant jeune milieu de terrain ivoirien Christ Inao Oulaï, sont révélateurs de la faillite du sélectionneur de la Côte d’Ivoire. La désillusion a été totale, à la taille de l’espoir suscité par une équipe ivoirienne qui pouvait aller plus loin dans la compétition!
Pourtant, avec les potentialités de ce groupe, la Côte d’Ivoire, devait viser le carré d’as, ou tout au moins les quarts de finale. Malheureusement, les Eléphants sont tombés, comme les Bafana Bafana d’Afrique du sud. La barre des 16es de finale était visiblement trop haute pour ces nations qui ont été couvertes de lauriers pour leurs « qualifications historiques» au deuxième tour du Mondial 2026. Les Africains doivent-ils continuer à se contenter de si peu, alors qu’ils ont l’armada de joueurs qu’il faut pour prétendre désormais au titre de champions du monde? Il est temps de rêver grand, car il n’y a plus de stratégies de jeu étrangères aux footballeurs africains qui évoluent dans les clubs européens les plus prestigieux. En attendant, Erling Haaland a été le bourreau des Ivoiriens, comme il fut celui des Sénégalais en phase de groupe.
En tout cas, les Black Stars du Ghana, les Fennecs d’Algerie, les Léopards de la République Démocratiques du Congo, les Lions du Sénégal, les Pharaons d’Egypte et les Requins Bleus du Cap-Vert qui seront, tout de même, face aux champions du monde argentins et Lionel Messi, peuvent encore faire rêver les Africains. Mais il faut déjà franchir les 16es qui les attendent. Sinon, l’Afrique passera de la qualification historique à la berezina inattendue!
Par Wakat Séra





























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