Accueil SPORT FiFA: la Norvège exige le départ d’Infantino, l’Afrique fait bloc derrière lui

FiFA: la Norvège exige le départ d’Infantino, l’Afrique fait bloc derrière lui

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Le football mondial se retrouve à nouveau divisé sur l’avenir de Gianni Infantino. Vendredi 7 août 2026, la Fédération norvégienne de football a exigé la démission du président de la Fifa, tandis que la Confédération africaine de football (CAF) lui renouvelait son plein soutien la veille au soir. Deux prises de position qui illustrent la fracture grandissante autour du dirigeant italo-suisse, candidat à sa propre succession en mars prochain.

La présidente de la fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, n’a pas mâché ses mots lors d’une conférence de presse tenue au lendemain d’une réunion des instances dirigeantes de son organisation consacrée au sort du dirigeant contesté: «Nous allons demander au président de la Fifa de démissionner maintenant». Elle a justifié cette position en estimant qu’Infantino «n’a pas la confiance institutionnelle nécessaire pour diriger la Fifa de manière stable dans la période que nous traversons actuellement», ajoutant qu’«il n’y a plus de retour en arrière possible pour Gianni Infantino».

À la tête de la Fifa depuis 2016 et seul candidat déclaré à ce stade pour le scrutin de mars 2027, Infantino devra rassembler la majorité des 211 voix des fédérations membres pour conserver son poste. Le dirigeant traverse une période difficile depuis l’abandon de son projet d’ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. La veille, jeudi 6 août, l’UEFA avait maintenu la pression en réaffirmant sa menace de boycott des compétitions organisées par la Fifa. «Les fédérations membres de l’UEFA ont été très claires sur les conditions liées à leur non participation aux compétitions de la Fifa», a fait savoir l’instance européenne, forte de ses 55 fédérations membres. Plusieurs d’entre elles, la Finlande, la Serbie, la Suède, le pays de Galles ou encore le Danemark, ont déjà fait connaître publiquement leur refus de soutenir la réélection d’Infantino.

Face à cette fronde essentiellement européenne, le continent africain apparaît comme un rempart solide pour le président sortant. Avec ses 54 fédérations affiliées, deuxième bloc de voix après l’UEFA, la CAF a fait savoir dans un communiqué diffusé le jeudi soir, à l’issue d’un comité exécutif, qu’elle «réaffirme à l’unanimité son soutien» à Infantino.

L’instance continentale a également indiqué avoir «accueilli favorablement» les excuses présentées par le dirigeant mercredi, sans pour autant renoncer à sa vigilance, rappelant que «le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence» demeurait «essentiel et non-négociable».

Cet appui n’est pas sans lien avec les retombées financières dont bénéficie le continent grâce aux programmes de développement de la Fifa. Infantino avait rappelé en octobre 2025 que l’instance mondiale avait versé environ 1,28 milliard de dollars à la CAF depuis son arrivée à la présidence en 2016. Une générosité que le président de la CAF, Patrice Motsepe, n’a pas manqué de saluer, remerciant Infantino «pour son appui constant au football africain au fil des années».

Entre une Europe de plus en plus hostile et une Afrique fidèle, l’issue du scrutin de mars s’annonce plus incertaine que jamais pour le patron de la Fifa.

Par Valentin SOMANDE