Accueil A la une Affaire de disparition de sexe: trois jeunes condamnés

Affaire de disparition de sexe: trois jeunes condamnés

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Trois jeunes ont été condamnés à Atakpamé dans une affaire de disparition de sexe qui a secouée des villes du Togo, selon des médias, le lundi 10 août 2026.  

Ces dernières semaines, beaucoup de voix se sont élevées contre de prétendues disparitions ou diminutions de sexes masculins qui ont alimenté les débats au Togo. Ce qui a provoqué une vague d’inquiétude, des tensions palpables et même des attroupements spontanés dans certains quartiers quand le sujet est évoqué.

C’est ainsi que des individus appréhendés dans ce sens ont incarcérés par le Tribunal d’Atakpamé. « Tout commence le 20 juillet 2026, lorsqu’un jeune homme dépose plainte contre trois agents de connexion, qu’il accuse d’avoir provoqué la disparition de son sexe. Quelques jours plus tard, le 28 juillet, un autre plaignant réitère les mêmes allégations, cette fois contre un chauffeur », rapporte des organes de presse qui ajoutent que le lendemain, 29 juillet 2026, c’était au tour d’« un conducteur de taxi-moto de s’ériger en victime du même phénomène mystérieux ».

Face à la gravité des faits et à l’embrasement social, les autorités judiciaires à travers le tribunal d’Atakpamé, a instruit les trois affaires, auditionné les parties et confronté les versions. « J’avais porté une fausse accusation de la diminution de mon sexe. Je présente mes excuses au tribunal et à tout le monde ». Un autre renchérit : « Je reconnais que mon sexe est là, ce que je disais là, c’est faux. Je reconnais que cette accusation concernant notre pays, j’ai accusé mon beau-frère à tort, et réellement ce n’est pas réalité. »

À l’issue des audiences, le tribunal d’Atakpamé a livré un verdict sans appel. Les trois plaignants ont été reconnus coupables de plusieurs infractions, à savoir « la dénonciation calomnieuse, pour avoir accusé à tort des innocents ; l’exposition d’autrui à un risque, en mettant sciemment en danger la vie et l’intégrité des accusés et les violences volontaires, pour avoir participé à des attroupements hostiles ».

Ainsi, chaque prévenu a été condamné à « 12 mois d’emprisonnement, dont 11 avec sursis ». Une peine visant a envoyé un signal fort contre la calomnie et la manipulation de l’opinion publique.

Par Wakat Séra