La ville de Kaya, dans la partie centre-nord du Burkina Faso, dispose désormais d’un nouvel atout pour répondre à la demande croissante en électricité. Une centrale thermique d’une capacité de 25 mégawatts (MW), réalisée à hauteur de 23 473 191 Euros soit 15 397 403 948,787 FCFA, a été officiellement mise en service, ce mardi 11 août 2026, par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba. L’infrastructure entend renforcer la production de la SONABEL et contribuer à sécuriser l’approvisionnement énergétique de la région des Koulsé et du réseau national.
Kaya franchit un nouveau cap dans le renforcement de son dispositif énergétique. D’une puissance de 25 MW, avec un coup de réalisation estimé à 23 473 191 Euros soit 15 397 403 948,787 FCFA, la nouvelle centrale thermique a été inaugurée, ce mardi 11 août 2026, par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba.

La cérémonie officielle a rassemblé les autorités administratives, communales et coutumières, les responsables de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), les partenaires techniques ainsi que plusieurs acteurs économiques et sociaux de la ville.
Avant le début des activités, les chefs coutumiers, conduits par le Dapor Naaba du Sandbondtenga, ont procédé aux bénédictions de la cérémonie. Un moment symbolique destiné à placer cette nouvelle infrastructure sous de bons auspices.

Prenant la parole au nom de la commune, la présidente de la Délégation spéciale (PDS) communale de Kaya, Solange Minoungou, a salué l’arrivée de cette centrale, présentée comme une réponse à l’accroissement rapide des besoins énergétiques de la ville.
«C’est avec une grande satisfaction que nous recevons cette infrastructure dans la commune de Kaya. Avec le déplacement des populations, nous avons vu notre population se multiplier en un temps record. L’énergie était devenue insuffisante pour la population pour mener les différentes activités», a-t-elle expliqué.
Cette pression sur l’offre énergétique est également liée au dynamisme du secteur informel et à la multiplication des activités économiques. Pour la PDS Solange Minoungou, l’augmentation de la production électrique devrait permettre aux acteurs économiques d’améliorer leurs performances et aux services de fonctionner dans de meilleures conditions.
«Le secteur informel est développé et a besoin d’énergie pour accroître les productions. Avec ce joyau, la production va augmenter et les différents services vont offrir un service de qualité», a-t-elle ajouté.
Au-delà de son apport en électricité, la centrale est ainsi perçue comme un levier de développement pour Kaya. Elle doit notamment accompagner la croissance démographique de la ville et répondre aux besoins des ménages, des entreprises et des différents services.

Pour le ministre en charge de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, l’installation de cette nouvelle centrale revêt également une forte dimension historique. Il a rappelé que Kaya avait déjà bénéficié, en 1983, d’une centrale thermique d’une capacité de 2,5 MW.
«Kaya est en train de renaître de ses cendres. En 1983, sous la Révolution, Kaya avait bénéficié d’une centrale thermique de 2,5 MW. Vingt ans plus tard, nous revenons sous la Révolution progressiste populaire pour la mise en service d’une nouvelle centrale dix fois supérieure pour répondre à la demande en électricité», a-t-il déclaré.
Cette comparaison illustre, selon le ministre, l’évolution des besoins énergétiques, mais aussi l’ambition actuelle des autorités de renforcer la production électrique sur l’ensemble du territoire.
La centrale de Kaya s’inscrit en effet dans une stratégie visant à développer les capacités de production au-delà des deux principaux pôles que constituent Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Le ministre a, à cet effet, rappelé les différentes infrastructures énergétiques récemment réalisées à Koudougou, Bobo-Dioulasso et Pabré. L’ensemble de ces nouvelles installations porte la capacité cumulée à 126,4 MW, pour un investissement estimé à 200 milliards de FCFA.
À travers ces investissements, les autorités veulent rapprocher davantage les capacités de production des zones de consommation, renforcer la résilience du réseau et réduire progressivement les vulnérabilités liées à l’approvisionnement en électricité.
L’énergie au cœur de la souveraineté
La mise en service de la centrale de Kaya traduit également la volonté du gouvernement de faire de l’énergie un pilier de la souveraineté nationale. Pour l’exécutif, l’augmentation de la production électrique constitue un préalable essentiel au développement des activités économiques et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
La réalisation de l’infrastructure s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’État burkinabè et l’entreprise libanaise BUTEC. Son Administrateur général, Sleiman Abi Ghanem, a souligné l’importance de cette nouvelle capacité pour accompagner le développement de la région.

«BUTEC veut contribuer à créer un environnement favorable à l’activité économique, à l’amélioration des services sociaux de base et au bien-être des populations», a-t-il indiqué.
Avec cette centrale thermique de 25 MW, Kaya dispose désormais d’une capacité supplémentaire pour faire face à la croissance de sa demande énergétique. L’enjeu sera désormais de transformer cette disponibilité accrue en opportunités concrètes pour les ménages, les entreprises, les services publics et l’ensemble du tissu économique local.
De Koudougou à Kaya, en passant par Bobo-Dioulasso et Pabré, le Burkina Faso poursuit ainsi le renforcement de son parc de production électrique. Avec ces nouvelles capacités, le pays entend progressivement bâtir un système énergétique plus robuste, mieux réparti sur le territoire et davantage à même de soutenir son ambition de souveraineté énergétique.
Par Valentin SOMANDE







































