
La Guinée-Bissau est confrontée à sa toute première épidémie de mpox. Sur les 46 cas suspects recensés dans le pays, 23 concernent des enfants âgés de moins de 15 ans, alerte l’UNICEF dans une communication publiée jeudi 20 août 2026. L’agence onusienne s’inquiète d’autant plus que la rentrée scolaire approche, alors que le pays disposerait de moyens limités pour faire face à la situation.
La Guinée-Bissau connaît une nouvelle alerte sanitaire avec l’apparition de son premier épisode épidémique de mpox. Selon les données communiquées par l’UNICEF, le jeudi 20 août 2026, la moitié des cas suspects concerne des enfants de moins de 15 ans, soit 23 cas sur les 46 enregistrés.
Cette situation préoccupe particulièrement l’agence des Nations unies à l’approche de la rentrée scolaire. L’UNICEF estime en effet que le pays n’est pas suffisamment préparé pour contenir efficacement la propagation de la maladie, notamment dans les établissements scolaires où les contacts rapprochés sont fréquents.
Au 17 août 2026, les autorités sanitaires bissau-guinéennes avaient confirmé sept cas de mpox. Ces cas confirmés concernaient exclusivement des adultes. Aucun décès lié à la maladie n’avait toutefois été enregistré à cette date.
Le mpox, autrefois désigné sous le nom de «variole du singe», est une infection virale provoquée par un orthopoxvirus. D’origine zoonotique, elle peut être transmise de l’animal à l’être humain, puis d’une personne à une autre lors de contacts directs et rapprochés, notamment par les lésions cutanées, les muqueuses ou certains fluides corporels.
Identifiée pour la première fois chez l’être humain en 1970 en République démocratique du Congo, la maladie a depuis gagné plusieurs régions du monde, donnant lieu à différentes flambées épidémiques.
Sur le continent africain, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies avait annoncé en janvier 2026 que le mpox ne constituait plus une urgence de santé publique. La situation en Guinée-Bissau, avec une première épidémie et une forte proportion de cas suspects chez les enfants, ravive néanmoins les préoccupations sanitaires.
À l’approche de la rentrée des classes, les autorités bissau-guinéennes sont ainsi appelées à renforcer la surveillance et les mesures de prévention afin d’éviter que l’épidémie ne gagne davantage les populations les plus vulnérables.
Par Valentin SOMANDE






































