Depuis le 26 octobre 2026, la Police de l’Eau de Nando poursuit ses opérations de répression des occupations anarchiques et illégales de la bande de servitude du barrage de Soum situé dans la commune de Nanoro, province du Boulkiemdé. Cette nouvelle phase d’intervention se déroule avec l’appui du Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Koudougou, représenté par son Premier substitut du Procureur du Faso et du Directeur Régional de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources Animales et Halieutiques, ainsi qu’un important dispositif des forces de sécurité.
Malgré les multiples actions de sensibilisation et des précédentes opérations de contrôle et de répression, les premiers constats sur le terrain montrent une persistance de comportements réfractaires à la réglementation. Certains occupants auparavant sensibilisés continuent en effet d’exploiter anarchiquement les espaces protégés. Il fallait durcir les actions de répression.
Ainsi, les interventions du 26 au 30 octobre 2026 ont déjà permis la saisie de matériels, notamment 33 motopompes et 18 bouteilles de gaz. Par ailleurs, 24 personnes présumées impliquées dans ces occupations irrégulières ont également été interpellées pour les suites judiciaires appropriées.
Ces actions ont permis de faire rentrer dans les caisses de l’Etat, une somme de 850 000F en guise de frais d’amendes.
Cette fermeté se justifie par l’importance stratégique du barrage de Soum pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire de notre pays. Avec plus de 155 km de berges entièrement délimitées, un périmètre aménagé de plus de 1 000 hectares et plus de 300 cages flottantes dédiées à la production piscicole, cet ouvrage constitue un véritable pôle de développement agricole et halieutique.
La Police de l’eau de Nando réaffirme sa détermination à poursuivre ses missions de contrôle et de répression jusqu’à la libération totale de la bande de servitude.
SC-DRAERAH







































