Accueil A la une CAN: la CAF fait marche arrière et rétablit le rythme biennal

CAN: la CAF fait marche arrière et rétablit le rythme biennal

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La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) retrouvera son rythme habituel de deux ans. Réuni le jeudi 29 octobre 2026, le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé à l’unanimité de revenir sur la réforme qui prévoyait une organisation tous les quatre ans. Une décision que son président, Patrice Motsepe, justifie par la défense des intérêts du football africain et les enjeux financiers liés à la future Ligue des Nations.

C’est un changement de cap pour le football continental. La CAF a officiellement renoncé à son projet de faire disputer la CAN tous les quatre ans. À l’issue de sa réunion du jeudi 29 octobre 2026, son Comité exécutif a rétabli la périodicité biennale de la compétition, mettant ainsi fin à une réforme annoncée l’année précédente.

Cette révision avait été évoquée par le président de l’instance, Patrice Motsepe, lors de la Conférence stratégique de la CAF, organisée au Cap-Vert du 7 au 9 octobre 2026. À cette occasion, le dirigeant sud-africain avait annoncé que le Comité exécutif réexaminerait la décision de passer à un cycle quadriennal.

Dans un communiqué publié sur son site officiel, la CAF explique que ce réexamen s’appuie notamment sur les incertitudes entourant la mise en place de la nouvelle Ligue des Nations africaine. Cette compétition, envisagée comme un rendez-vous biennal devant remplacer l’actuelle CAN, nécessiterait plusieurs années avant de générer des ressources financières suffisamment importantes pour soutenir le développement du football africain.

Patrice Motsepe a défendu le bien-fondé de cette nouvelle orientation. «La décision du Comité exécutif de la CAF de rétablir l’organisation de la CAN tous les deux ans vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain et des 54 Associations Membres de la CAF, ainsi que ceux des joueurs africains évoluant dans des clubs en dehors du continent», a-t-il déclaré.

Le président de la CAF a également insisté sur les limites financières du projet de Ligue des Nations. «Nous étions également préoccupés par le nombre d’années nécessaires avant que la nouvelle compétition panafricaine proposée, la Ligue des Nations, conçue pour être identique à l’actuelle CAN et se disputer tous les deux ans, puisse apporter les contributions financières substantielles et les retombées nécessaires au développement du football africain, afin de rendre les compétitions de la CAF compétitives à l’échelle mondiale et financièrement autonomes», a-t-il expliqué.

Concernant le calendrier, la prochaine édition de la CAN est prévue en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les éditions suivantes se tiendront en 2028, 2031 et 2033. «La prochaine édition de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations aura lieu en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, et je suis convaincu qu’elle connaîtra un grand succès», a assuré Patrice Motsepe.

Le calendrier continental devra toutefois tenir compte de celui des grandes compétitions internationales. La Coupe du monde de la FIFA étant programmée en 2030, les phases finales de la CAN et des autres compétitions de sélections nationales des confédérations pourraient ne pas se tenir durant cette année-là, conformément à la tradition de la FIFA.

Pour le patron de l’instance dirigeante du football africain, cette décision constitue une orientation favorable à l’avenir du ballon rond sur le continent. «La décision du Comité exécutif de la CAF sert au mieux les intérêts du football africain et des 54 Associations Membres de la CAF. Elle contribuera également de manière significative au développement et à la croissance du football en Afrique», a-t-il conclu.

En rétablissant la CAN tous les deux ans, la CAF privilégie ainsi la continuité de sa compétition phare et entend préserver les intérêts sportifs et économiques du football africain. Un retour à l’ancien rythme qui redessine déjà le calendrier des grandes échéances continentales pour les prochaines années.

Par Valentin SOMANDE