Londres, le 4 novembre 2026 — Le portefeuille souverain de la Banque africaine de développement a été classé, pour la troisième fois consécutive, comme le plus transparent parmi les principales institutions de développement mondiales dans l’Indice de transparence de l’aide 2026, publié aujourd’hui à Londres par l’organisation Publish What You Fund.
La Banque a obtenu un score de 98,8 sur 100, se classant en tête des 33 institutions évaluées dans ce classement biennal. La Banque interaméricaine de développement et l’Association internationale de développement de la Banque mondiale se partagent la deuxième place, avec un score de 97,1 sur 100 chacune.
Ce classement reconnaît la publication par la Banque de données ouvertes de haute qualité, exhaustives et opportunes sur ses activités dans le secteur public et ses flux financiers.

Malgré d’importants changements au niveau de la direction, de la gestion et de l’orientation stratégique, le score de la Banque reste inchangé par rapport à 2024, ce qui indique que ce classement résulte d’une pratique institutionnelle bien ancrée plutôt que d’une campagne ponctuelle.
« Le leadership constant de la Banque africaine de développement en matière de transparence de l’aide démontre son engagement résolu en faveur de l’ouverture et de la responsabilité. Il est particulièrement encourageant de voir la Banque innover et améliorer en permanence son site internet et ses tableaux de bord de données, rendant ainsi l’information plus accessible, utile et exploitable pour un large éventail de parties prenantes. Cet investissement soutenu dans la transparence constitue un exemple important pour les autres institutions de développement », a déclaré Gary Forster, président-directeur général de Publish What You Fund, lors du lancement de l’indice 2026. La même approche s’applique à Mission 300, une initiative de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030, soit la plus grande initiative jamais entreprise par l’institution. Les résultats de Mission 300 sont publiés et mis à jour chaque trimestre via le tableau de bord « M300 », pendant toute la durée du programme.
La Banque africaine de développement a maintenu son score de 2024, s’appuyant sur ses premières places obtenues en 2022 et 2024, ce qui reflète une transparence intégrée à ses systèmes opérationnels plutôt qu’un effort ponctuel. Sur la même période, le score moyen des organisations évaluées lors des deux éditions a légèrement baissé, passant de 62,7 à 62,1 sur 100.
« La transparence est une monnaie d’échange. Elle nous permet de réaliser la transformation dont l’Afrique a besoin. Elle renforce la confiance et améliore l’information. Une meilleure information renforce la responsabilité, permettant aux pays de prendre de meilleures décisions. Elle donne davantage confiance aux investisseurs et permet d’utiliser plus judicieusement des ressources de développement limitées », a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah.
Suivi des projets et des résultats via MapAfrica
MapAfrica recense 6 000 projets répartis sur plus de 18 500 sites. Les utilisateurs peuvent examiner les objectifs, l’avancement et les résultats d’un projet, ainsi que les documents d’évaluation et de suivi qui expliquent sa conception et sa mise en œuvre. Par exemple, avec une soixantaine de documents mis à la disposition du public, le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement en Angola illustre l’engagement de la Banque en faveur d’une divulgation complète, accessible et opportune.
Pourquoi la transparence est-elle importante pour le financement du développement ?
Face à l’évolution du contexte économique du financement du développement, l’aide bilatérale à l’Afrique se contracte, le service de la dette augmente et les banques multilatérales sont poussées à lever davantage de fonds sur les marchés de capitaux plutôt que sur les budgets des donateurs.
Sur ces marchés, les prêteurs et les investisseurs fixent leurs prix en fonction de ce qu’ils peuvent vérifier, et les emprunteurs africains paient depuis longtemps une prime qui tient autant à l’absence de données probantes qu’à un risque mesuré.
La Banque a fait de ce constat le pilier de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), approuvée par le Conseil des gouverneurs lors des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement en mai dernier à Brazzaville.
Récemment, la Banque africaine de développement a ajouté un nouvel élément : un système de feux tricolores, aligné sur son Cadre de gestion des résultats (CGR), qui permet de voir en un coup d’œil si chaque opération est en bonne voie par rapport aux objectifs fixés lors de son approbation.

La Banque reste attachée à une amélioration continue tout en veillant à trouver un juste équilibre entre une plus grande transparence et ses obligations envers ses clients.
À propos de l’Indice de transparence de l’aide
L’Indice évalue depuis plus d’une décennie les plus grandes organisations mondiales d’aide et de développement sur la base de 35 indicateurs, mesurant ce qui est effectivement publié sous une forme ouverte et lisible par machine plutôt que ce que les institutions s’engagent à divulguer.
La Banque a rejoint l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IATI) en 2011 et publie, depuis juin 2013, des données conformes à l’IATI sur la base de cette norme. L’intégralité de son portefeuille est publiée chaque mois, avec un délai maximal d’un mois entre une transaction et sa publication, un record qui remonte au début de ses opérations en 1967.
L’institution panafricaine assure également la vice-présidence du Conseil d’administration de l’IATI pour le mandat 2026-2028.
L’Indice de transparence de l’aide 2026 est disponible sur publishwhatyoufund.org. Il est possible de consulter les données relatives aux projets de la Banque sur mapafrica.afdb.org.
Contact médias :
Département de la communication et des relations extérieures, Groupe de la Banque africaine de développement : media@afdb.org







































