Un ancien diplomate belge de 93 ans, Étienne Davignon, devra répondre de sa participation présumée dans l’assassinat de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance du Congo, en 1961. La chambre du conseil de Bruxelles a ordonné, ce mardi 17 mars 2026, son renvoi en procès, 65 ans après les faits.
Soixante-cinq ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, la justice belge a ordonné, ce mardi 17 mars 2026, le renvoi en procès d’un ancien diplomate belge, Étienne Davignon, soupçonné de «participation à des crimes de guerre» pour son implication dans les décisions ayant mené cette mise à mort du dirigeant congolais en 1961.
À en croire des médias, la décision, susceptible d’appel, a été rendue à «huis clos» par une juridiction d’instruction à Bruxelles. Le parquet fédéral a confirmé ce renvoi annoncé à la presse par l’avocat Christophe Marchand, qui défend les descendants du héros de l’indépendance congolaise.
Pour ces sources qui citent l’avocat Christophe, le procès pourrait se tenir «au plus tôt en janvier» 2027.
Premier chef du gouvernement du Congo indépendant, actuel République démocratique du Congo (RDC), Patrice Lumumba avait été renversé dès la mi-septembre 1960 par un coup d’État. Transféré dans la région sécessionniste du Katanga (sud), il fut exécuté le 17 janvier 1961 par des «séparatistes», avec l’«appui» de mercenaires belges. Il avait 35 ans. Son corps fut «dissous dans l’acide».
Par Valentin SOMANDE




























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