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Assemblées annuelles 2026: «l’Appel de Brazzaville» signe l’engagement de la société civile, des philanthropies et de la diaspora pour la NAFAD

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Dr Sidi Ould Tah entouré des panélistes de l’événement de la Société civile lors des Assembléed annuelles de la Banque africaine de développement, 28 mai 2026, Brazzaville, République du Congo

Les représentants des organisations de la société civile, des philanthropies africaines et de la diaspora ont adopté le 28 mai 2026, «l’Appel de Brazzaville», endossant dans la capitale congolaise la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) comme cadre structurant pour une transformation inclusive et souveraine du continent.

Dans cette déclaration, les signataires s’engagent notamment à s’approprier la vision, les outils et les objectifs de la NAFAD, à diffuser l’information au plus près des communautés, à promouvoir l’implication active de la société civile, des philanthropies et de la diaspora dans les projets de développement, à élaborer des mécanismes de suivi de l’impact sur les populations, à structurer et harmoniser les initiatives, ainsi qu’à mobiliser les ressources issues de la diaspora, de la philanthropie et de l’épargne locale pour soutenir une transformation inclusive et durable du continent.

Ce nouvel engagement citoyen est intervenu lors d’un événement de haut niveau organisé dans le cadre des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement, sous le thème «Optimiser le rôle de la société civile, des philanthropies et de la diaspora pour accroître le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté». Organisé par la Division Société civile et Engagement communautaire du Groupe de la Banque, la rencontre a réuni des responsables institutionnels, des leaders de la société civile, des représentants de la diaspora africaine, des philanthropies, des partenaires au développement ainsi que des membres de la direction du Groupe de la Banque.

Ouvrant les travaux, le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah, a rappelé que l’Afrique devait désormais bâtir des mécanismes de financement fondés sur sa propre capacité de mobilisation des ressources et sur des partenariats stratégiques ancrés dans les réalités du continent. Il a souligné les ressources considérables dont dispose le continent, près de 4 000 milliards de dollars d’épargne domestique et plus de 100 milliards de dollars de transferts annuels de la diaspora, mais fait face à un déficit de financement estimé à plus de 400 milliards de dollars par an.

Dr Sidi Ould Tah a ainsi plaidé pour une mobilisation collective et coordonnée de toutes les forces vives du continent, face à un contexte mondial marqué par la fragmentation géopolitique, le resserrement des conditions financières et des chocs climatiques répétés. Insistant sur le rôle central des acteurs de la société civile, des philanthropies et de la diaspora dans cette dynamique de transformation, il a déclaré : « Votre proximité avec les communautés, votre connaissance du terrain, votre agilité et la confiance que vous inspirez dans la mobilisation des ressources font de vous des partenaires légitimes et les acteurs incontournables de la mise en œuvre effective des Quatre points cardinaux et de la NAFAD ».

En écho à cette vision, Dominique Matondo, président du Conseil de concertation des ONG de développement de la République du Congo, a salué la tenue de cette rencontre à un moment décisif pour l’avenir économique du continent, affirmant que « face aux tensions économiques, aux défis climatiques, aux vulnérabilités de la dette et aux aspirations immenses de notre jeunesse, l’Afrique doit plus que jamais compter sur ses propres forces, ses solidarités et ses capacités d’innovation ». M. Matondo a souligné l’importance d’une mobilisation inclusive des forces sociales africaines autour des priorités de développement.

Les discussions du dialogue de haut niveau, modérées par Luther Yaméogo, chargé en chef des Partenariats et du Plaidoyer à la Banque africaine de développement, ont mis en lumière le rôle stratégique que peuvent jouer la société civile, les philanthropies et la diaspora dans la mise en œuvre de la NAFAD.

Les intervenants, parmi lesquels Didier Acouetey, conseiller spécial du président du Groupe de la Banque et coordonnateur de la NAFAD, Souleymane Nabolé, conseiller technique au ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Fatoumata Sidibé Diarra, co-fondatrice de Manssah Think Tank, et Serah Makka, directrice exécutive de ONE Campaign, ont plaidé pour une mobilisation plus structurée des ressources africaines, à travers notamment l’épargne locale, les transferts de fonds de la diaspora et les financements philanthropiques. Ils ont également insisté sur le rôle stratégique de la société civile, des philanthropies et de la diaspora comme acteurs essentiels capables de contribuer à changer le narratif du continent en mettant en avant les capacités africaines d’innovation, de solidarité et de transformation.

Les échanges ont, en outre, souligné la nécessité de renforcer la coalition entre ces différents acteurs afin d’améliorer la structure du financement du développement et d’assurer une meilleure coordination des initiatives. Pour les participants la NAFAD constitue une opportunité historique pour l’Afrique, dont le succès dépendra de la capacité du triptyque société civile-philanthropies-diaspora à agir en coalition pour accélérer la création d’emplois et promouvoir un développement inclusif et durable.

« La NAFAD n’est plus seulement un cadre : elle devient une dynamique collective en marche (…) endossée par un écosystème citoyen. (…) L’avenir ne se construira pas en parallèle. Il se construira ensemble. », a déclaré Zéneb Touré, manager de la Division Société Civile et Engagement Communautaire de la Banque africaine de développement, saluant l’engagement des participants et soulignant que la réussite de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement dépendra de la capacité des institutions africaines à bâtir des écosystèmes de financement inclusifs, transparents et centrés sur les populations.

En inscrivant cet événement à l’agenda officiel de ses Assemblées annuelles, le Groupe de la Banque africaine de développement réaffirme le rôle essentiel de la société civile, de la diaspora et des philanthropies comme partenaires stratégiques pour renforcer la redevabilité, l’innovation et l’impact.

Source: BAD