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Assises nationales au Burkina: «Point de départ officiel de la refondation» (Lt-col Evrard Somda)

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Le lieutenant-colonel Evrard Somda, chef d’état-major de la gendarmerie nationale burkinabè, a présidé dans la matinée de ce lundi 28 février 2022, l’ouverture des assises nationales d’examen des textes et signature de Charte constitutionnelle de la transition, qui constitue «le point de départ officiel de l’œuvre de refondation» annoncée par les militaires au pouvoir.

Ces assises rassemblent «des composantes de la nation venues des quatre coins du pays» et elles permettront aux participants «de connaitre et d’examiner en profondeur et sans complaisance les projets de textes et d’agenda de la transition», selon le lieutenant-colonel Somda qui représentait à cette cérémonie d’ouverture, le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba.

«La cause qui nous réunit ici est historique dans l’existence du Burkina Faso et hautement noble dans ce que ces assises consacreront», a-t-il fait savoir, rappelant que «l’objectif est d’apporter des amendements aux propositions faites par la commission technique, d’enrichir ces projets et de valider les textes et le calendrier qui serviront de guide et des actions à entreprendre pour conduire le pays vers des élections inclusives, libres et transparentes».

Selon le lieutenant-colonel Evrard Somda, les travaux se déroulerons selon quatre grandes phases. Il s’agit de «l’examen et adoption de la charte de la transition, l’examen et adoption de l’agenda de la transition, l’examen et adoption de la charte des valeurs, la désignation du président de la transition et la signature de la charte».

Pour lui, les textes qui seront adoptés devront refléter les aspirations profondes du peuple.

Il a invité les participants à placer au centre des réflexions et contributions ce qui va dans le sens de l’intérêt général, avoir à l’esprit ce qui a conduit dans la situation que vit le Burkina Faso.

Le 24 janvier dernier, des militaires réunis au sein du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) ont renversé le président Roch Kaboré, justifiant cela par la dégradation continue de la situation sécuritaire. Ils ont promis d’entreprendre des actions destinées à restaurer la sécurité et l’intégrité du territoire, fédérer les énergies à même de remettre le pays dans une nouvelle trajectoire de paix, de cohésion sociale et de développement.

 Par Daouda ZONGO