Réunis à Niamey dans le cadre des Journées de l’aviation Civile, les 21 et 22 avril 2026, les pays de l’Alliance des États du Sahel ont officialisé la création d’une compagnie aérienne commune. Une initiative stratégique destinée à améliorer la connectivité, stimuler les économies et consolider la coopération régionale.
Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi un cap décisif dans leur dynamique d’intégration en actant la création d’une compagnie aérienne commune. L’annonce a été faite par l’Agence nigérienne de presse, mercredi 22 avril 2026, à l’issue de la 3e édition des Journées de l’aviation Civile (JDAC), tenue à Niamey du 21 au 22 avril.
L’acte officialisant cette nouvelle structure a été signé par le ministre nigérien de l’Aviation civile, le colonel-major Abdourahamane Amadou, par son homologue malienne Dembélé Madina Sissoko et de la représentante du Burkina Faso, Kiswendsida Alice Ouédraogo.
Placée sous le signe du rôle de l’aviation civile dans l’intégration économique et la mobilité des populations, la rencontre a également permis de dégager plusieurs pistes d’actions concrètes. Les participants ont notamment recommandé la «mutualisation des moyens» à travers la mise en place de pôles régionaux dédiés à la maintenance, à la formation ainsi qu’aux acquisitions groupées.
Par ailleurs, une équipe pluridisciplinaire devrait être constituée pour élaborer une feuille de route visant un développement cohérent et structuré du secteur aérien à l’échelle de la Confédération. Le développement du fret aérien a également été identifié comme un «levier clé pour soutenir la croissance économique» dans l’espace sahélien.
En marge de ce projet de compagnie commune, les États membres ont annoncé la création d’un bureau d’enquête partagé sur les accidents aériens, une mesure destinée à renforcer la sécurité et la crédibilité du transport aérien régional sur la scène internationale.
Clôturant les travaux, le ministre nigérien des Transports, le Colonel-Major Abdourahamane Amadou, a salué la qualité des échanges, soulignant que ces assises ont permis de tracer des perspectives concrètes pour une aviation plus performante, sécurisée et intégrée. Il a insisté sur le rôle stratégique du secteur, considéré comme un «pilier de souveraineté, de croissance et de rapprochement entre les peuples».
À travers ces décisions structurantes prises à Niamey, les pays de l’AES affichent leur ambition de transformer durablement leur espace aérien, en faisant de l’aviation un moteur central de leur intégration et de leur développement.
Par Valentin SOMANDE




























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