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Bissau: l’armée bloque le retour d’Umaro Sissoco Embaló

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Le retour en Guinée-Bissau de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló est désormais interdit par les autorités militaires, selon un communiqué du Haut commandement militaire chargé de la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public, le mercredi 30 septembre 2026, qui invoque l’absence de garanties sécuritaires suffisantes pour autoriser son retour sur le territoire.

Dans un communiqué publié, le mercredi 30 septembre 2026 à Bissau, le Haut commandement militaire bissau-guinéen annonce avoir décidé de s’opposer au retour d’Umaro Sissoco Embaló, après avoir examiné la situation nationale et les conditions sécuritaires dans le pays.

Selon l’instance militaire, les conditions nécessaires à un retour de l’ancien chef de l’État ne sont actuellement pas réunies. « La présente décision est fondée exclusivement sur des raisons de sécurité nationale, de préservation de l’ordre public et de prévention de situations susceptibles de compromettre la stabilité », précise le communiqué n° 07/ACM/2026.

Les autorités militaires rappellent, par ailleurs, que les manifestations et rassemblements à caractère politique demeurent interdits dans le cadre de la transition politique en cours. Tout contrevenant à cette mesure s’expose à des sanctions conformément aux dispositions légales en vigueur.

Le Haut commandement militaire appelle également la population ainsi que la communauté internationale à faire preuve de calme et à coopérer avec les autorités, au nom de la préservation de la paix et de l’ordre public.

Une transition sous restrictions

L’interdiction visant Umaro Sissoco Embaló intervient alors que la Guinée-Bissau traverse une période de transition politique marquée par le maintien de restrictions sur les activités politiques et les rassemblements publics.

Pour les autorités militaires, le maintien de ces mesures vise à prévenir toute situation susceptible de perturber la stabilité du pays, dans un contexte où le retour de l’ancien président pourrait intervenir sur fond de fortes tensions politiques.

Par Valentin SOMANDE