Accueil A la une BOA-BF: quelles solutions après les négociations du week-end?

BOA-BF: quelles solutions après les négociations du week-end?

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Une vue du siège de BOA-BF Ph. d'illustration APBEF)

Suite à un préavis de 96 heures de grève que le personnel de Bank of Africa-Burkina Faso ont déposé, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré a rencontré, ce samedi 14 février, les délégués du personnel et les responsables de l’institution bancaire qui occupe l’une des trois places des banques leaders au Burkina. L’espoir est donc de mise qu’un modus vivendi sera trouvé pour qu’un vent de sérénité souffle à nouveau au sein de BOA-BF, pour le bonheur de toutes les parties. «L’argent n’aime pas le bruit», comme les disent de sages paroles.

«Il faut déjà se réjouir que travailleurs et employeur ne se regardent pas en chiens de faïence et soient résolus à laisser grande ouverte la porte des discussions», a affirmé un dirigeant de BOA-BF qui apprécie surtout la bonne écoute du ministre Mathias Traoré, mais autant la disposition de «la majorité des travailleurs à aboutir la fin d’une crise qui aurait pu être évitée». Selon lui, donnant suite à la sentence arbitrale du conseil d’arbitrage de la cour d’appel de Ouagadougou, en son audience du 8 décembre 2025, la direction générale de la BOA, s’était engagée à satisfaire certains points sur lesquels les différentes parties se sont accordées, notamment le nivellement en cas d’écart défavorable aux travailleurs des salaires et avantages conformément à l’étude comparée des banques du Top Trois du Burkina. Les responsables attendaient donc, conformément au dispositif en vigueur en la matière, la réaction de leurs « partenaires sociaux pour s’exécuter et continuer à plancher, ensemble, d’autres points de revendications pouvant être résolus, toujours dans un esprit de bonne entente et de conciliation», affirme ce responsable de BOA.

Dans un climat de confiance mutuelle qui a sans doute parfois buté contre des incompréhensions, et parfois une communication qui, peut-être, ne descend pas convenablement à la base, les travailleurs et les responsables continuent le dialogue. Déduction qui résume, assez bien, avec optimisme, mais surtout objectivité, la situation à Bank Of Africa-Burkina Faso (BOA). Surtout que ce sont, ni plus ni moins, que de meilleures conditions de vie et de travail que les travailleurs de BOA-BF, réclament, à l’instar de leurs camarades d’autres entreprises.

En tout cas, suite aux tractations du week-end du 14 février placé sous le sceau de l’amour, les délégués du personnel comptent retourner auprès de leur base et les responsables eux, affirment leur ouverture à toutes les solutions qui serviront de tremplin à une fin de crise. «Tout doit pouvoir se régler autour d’une table de négociation, avec sincérité, dans l’intérêt de notre outil de travail commun, la BOA», sont persuadés les deux partenaires sociaux.

Par Wakat Séra