Conformément aux dispositions de la Constitution du 2 juin 1991, le Chef de l’État du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a exercé son droit de grâce à l’occasion du 1er janvier 2026. Prévu à l’article 54 de la Loi fondamentale et rendu applicable par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso, ce droit permet d’accorder des remises ou des commutations de peine à certains détenus. A cet effet, «963 détenus» au total, ont bénéficié de ce droit de grâce, selon le Conseil des ministres du jeudi 8 janvier 2026.
Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé des remises de peine à «963 détenus» à l’occasion du nouvel An, en application du droit de grâce constitutionnel.
Le décret présidentiel accordant la clémence à 963 détenus, adopté en Conseil des ministres du jeudi 8 janvier 2026, s’appuie sur l’article 54 de la Constitution du 2 juin 1991 qui confère au Chef de l’État un droit de grâce, rendu applicable par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso.
Le décret adopté à cet effet concerne les personnes condamnées à des peines d’emprisonnement à temps ainsi que les condamnés à perpétuité dont les décisions judiciaires sont devenues définitives. Pour l’année 2026, un total de 963 détenus a bénéficié de ces mesures de clémence.
«372 détenus» condamnés ont obtenu une remise totale du reliquat de leurs peines. «590» autres ont bénéficié d’une remise partielle, comprise entre trois (03) et douze (12) mois. Par ailleurs, un condamné à la réclusion criminelle à perpétuité a vu sa peine commuée.
Les bénéficiaires ont été sélectionnés sur la base de critères bien définis, notamment l’âge, la minorité pénale, l’état de santé jugé précaire ou encore l’implication dans les travaux des unités de production agricole, des ateliers et des travaux communautaires. Une attention particulière a également été accordée aux condamnés ayant sollicité la commutation de leurs peines en Travail d’Intérêt Général (TIG).
Selon les autorités, ces mesures de grâce et de remise de peine s’inscrivent dans une démarche à caractère humanitaire. Elles visent à offrir une seconde chance aux personnes incarcérées ayant démontré des efforts concrets de réinsertion sociale et de réhabilitation.
Ainsi, à l’occasion du nouvel An, «963 détenus» qui ont bénéficié de remises totales, partielles ou de commutations de peine sur l’ensemble du territoire national.
Par Valentin SOMANDE




























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