Accueil A la une Burkina: «Aucun politicien … n’a pu vraiment changer quelque chose» (Abdoudramane Sawadogo)

Burkina: «Aucun politicien … n’a pu vraiment changer quelque chose» (Abdoudramane Sawadogo)

Abdoudramane Sawadogo, président du parti Nouvelle Vision

«Depuis l’indépendance du Burkina Faso jusqu’à aujourd’hui, aucun politicien n’est venu (au pouvoir) d’une manière démocratique et a pu vraiment changer quelque chose». C’est la conviction du président du parti Nouvelle Vision (NOVI), Abdoudramane Sawadogo, professeur de mathématique, que nous avons reçu dans nos locaux le samedi 12 février 2022. Dans l’entretien qui suit, il donne son avis sur les coups d’Etat, ses attentes et sa vision pour le pays des Hommes intègres, son avis sur les politiques burkinabè et de son parti.

Comment avez-vous vécu l’avènement du coup d’Etat ?

Enfin, peut-être que la situation va changer d’une certaine manière ou d’une autre.

Nous avons tous suivi ces événements depuis la mutinerie jusqu’à l’aboutissement du coup d’Etat. Ce fut un ouf de soulagement parce que depuis déjà très longtemps, la population avait déjà mare de la gestion du pouvoir. Alors si un miracle arrivait à se produire, c’est-à-dire, s’il y avait un miracle qui pouvait faire de telle sorte que ces personnes qui géraient le pouvoir puissent le laisser, je pense que c’était un miracle tant attendu.

Quand le coup d’Etat a été effectif, nous nous sommes dit, enfin, peut-être que la situation va changer d’une certaine manière ou d’une autre.

Peut-on retenir que vous soutenez les coups d’Etat ?

Voilà ! ça c’est une très bonne question. On ne soutient pas les coups d’Etat parce que vous savez très bien que les coups d’Etat mettent à mal le processus démocratique d’un Etat. Etant un parti politique on ne peut pas soutenir un coup d’Etat car un parti politique a pour objectif de conquérir le pouvoir par la voie démocratique.

Mais vous saluez l’avènement du putsch du 24 janvier 2022 !

Oui. Vous savez, le coup d’Etat n’est pas une voie démocratique, mais en réalité, il y a une question qu’il faut se poser. Quelle est la cause des coups d’Etat ? Il ne s’agit pas de se dire que, parce qu’on est un parti politique, parce que nous sommes des politiciens, nous ne soutenons pas les coups d’Etat. Qu’est-ce qui engendre les coups d’Etat ? Depuis l’indépendance du Burkina Faso jusqu’à aujourd’hui, aucun politicien n’est venu d’une manière démocratique et a pu vraiment changer quelque chose.

Lire aussi: Burkina: comment des Ouagalais apprécient-ils le coup d’Etat?

Vous savez comment la politique se passe chez nous en Afrique et principalement au Burkina Faso. C’est celui qui a les moyens qui a la possibilité d’être élu et non pas celui qui a des idées, non pas celui qui a la volonté ferme de changer les choses. Pour ça, s’il y a une rupture, s’il y a une situation qui se présente, même si cette situation ne passe pas par la voie démocratique, si elle peut être à l’avantage du peuple burkinabè, je pense que nous serons toujours derrière cette situation.

Pensez-vous que ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui iront dans le sens des aspirations du peuple burkinabè ?

L’adresse à la Nation du Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a été claire. Il a dit qu’il va aller dans le sens du peuple. C’est ce que nous recherchons. Donc nous, qui depuis très longtemps, avons critiqué la gestion du pouvoir par le président Roch Kaboré, si quelqu’un d’autre vient, au nom du peuple, décidé de prendre la relève, je pense que nous allons balayer toutes les idées de négativité. C’est-à-dire qu’on va rester dans la positivité dans l’espoir que ces personnes qui sont là vont nous écouter. S’ils écoutent le peuple même s’ils ont une intention cachée, la force du peuple, la volonté du peuple vont les pousser à aller sur le droit chemin. Dans leur discours, le 24 janvier à la télévision nationale, ils ont bien dit qu’ils veulent mettre le Burkina Faso sur le droit chemin. Je pense qu’il n’y a pas ce Burkinabè qui ne va pas accompagner une personne qui dit cela, jusqu’à ce que les actes viennent confirmer la parole.

Donc leur parole vous rend confiant ?

Exactement. Mais cette confiance n’est pas absolue, c’est une confiance d’encouragement. Si nous ne les encourageons pas, si nous ne les soutenons pas, ils peuvent dévier. C’est pourquoi nous devons les encourager jusqu’à ce que les actions démontrent le contraire. Je me rappelle bien ce que le président Assimi Goïta disait aux Maliens: «Si nous avons aujourd’hui le courage de tenir tête, c’est parce que nous sommes sûrs qu’il y a un peuple derrière qui nous soutient et ça c’est très important». Quand le peuple soutient ses autorités, je pense que ces autorités n’ont rien d’autre à faire que d’aller dans le sens du peuple. C’est sur cette ligne que nous sommes, jusqu’à ce qu’ils viennent avec des actes, des choses qui sont contradictoires avec notre vision, la vision du peuple et là on dira non, pas ça. C’est dans cette logique que nous voulons avancer.

Qu’attendez-vous concrètement du Lieutenant-colonel Damiba ?

Le peuple burkinabè a trop souffert. Nous avons souffert depuis les indépendances à nos jours. Cette indépendance entre griffes, vous savez que ce n’est pas une indépendance absolue. On le dit, mais les réalités sont tout autre. Nous voulons aujourd’hui que ces autorités qui sont là puissent écouter ce peuple-là, puissent sentir la douleur, la souffrance du peuple et qu’elles puissent redonner un nouveau visage à notre pays. Pour ça, nous voulons vraiment qu’elles puissent écouter les doléances de ce peuple, ce que le Burkinabè veut sur le plan pratique et qu’elles essaient de balayer cette idéologie politique où chaque fois ce sont les politiciens, comme on le dit, ils sont nombreux mais très peu d’entre eux veulent vraiment l’intérêt supérieur de la nation pourtant dans leur discours c’est ce qu’ils disent toujours.

Nous voulons que ces autorités prennent des mesures qui vont aller dans le sens du peuple.

Combien de temps pour la transition? La réponse dans la vidéo ci-dessous.

Le mercredi 9 février 2022, le peuple burkinabè a été informé de l’existence d’un nouveau parti, «Nouvelle vision», dont vous êtes le président. Quelles ont été les motivations qui ont concouru à l’aboutissement de sa création ?

D’abord, il faut savoir que nous avons participé aux législatives de 2020 en tant que regroupement d’indépendants. Après les élections, nous avons organisé de petits congrès pour pouvoir aboutir à la création d’un parti politique qui a eu son récépissé en décembre 2021. Il était tout à fait logique pour nous, de le présenter aux Burkinabè.

Nos motivations sont simples. Nous avons vu que la politique actuelle au Burkina Faso, c’est comme on le dit, une politique du ventre et du bas-ventre. Nous avons vu que les politiciens promettent mais ne tiennent pas leurs promesses. Nous avons vu que si nous laissons, chaque fois, les mêmes personnes, une ancienne génération vouloir décider à notre place, c’est comme si nous sommes en train de créer notre propre malheur.

Si nous pensons que nous avons des idées, des objectifs qui peuvent permettre à ce que ce Burkina Faso puissent avoir une économie basée sur une économie humaine, c’est-à-dire, une politique où les dirigeants ne sont pas là pour faire ce qu’ils veulent mais pour faire ce que le peuple veut. Une politique où les dirigeants sont à l’image du peuple. C’est cette motivation qui nous a amenée à créer le parti politique afin de redonner une nouvelle image de la politique et d’animer le débat, parce que jusqu’à présent, les débats politiques ne partent pas dans le sens du peuple. Et nous voulons casser cela, élargir le débat pour que le peuple puisse comprendre vraiment ce qu’est la politique et que la politique n’est pas ce que les politiciens nous font savoir, ou nous font comprendre.

Au Burkina Faso, on compte près de 200 partis politiques, est-ce à dire que parmi toutes ces formations politiques, il n’y a pas une seule qui porte vos aspirations ? La réponse dans la vidéo ci-dessous

Mais est-ce les mêmes responsabilités ?

Ce ne sont pas les mêmes responsabilités. Exactement ce ne sont pas les mêmes responsabilités mais il faut tenir compte de la situation de notre pays. Il y a des voitures de trois millions, quatre millions, cinq millions. Tout un ministre avec une voiture de 90 millions, qui peut prendre en charge un Burkinabè à 200 000 F par mois pendant 30 ans, c’est du gâchis. C’est totalement du gâchis.

Quel est votre parcours politique avant la création de votre parti?

Il faut savoir que je n’ai pas milité dans un parti politique en tant que tel. J’ai essayé après le départ de Blaise Compaoré du pouvoir et j’ai vu ce qui se passe. J’ai essayé dans un parti politique et j’ai été déçu. C’était avec conviction que j’ai adhéré à ce parti. Mais je me suis rendu compte, à un certain moment, que ceux qui y étaient n’y étaient pas par conviction mais par intérêt. Je me suis retiré. Je me suis dit qu’au moins ce que je peux faire pour mon pays, c’est d’écrire un bouquin. Je l’ai écrit et cela est titré «Et si on se réveillait ?».  Dans ce bouquin, j’ai expliqué les 11 clés qui peuvent permettre à ce que le Burkina Faso se développe. Le livre n’a pas été publié. J’ai essayé dans deux maisons d’édition depuis 2014 et depuis 2019 mais ça n’a pas été publié. J’ai décidé donc de passer par l’auto-édition. Ce livre là révèle les réalités de ce pays. Les réalités que ceux qui sont en haut, soit ils ne voient pas, soit ils font semblant. Dans le livre j’ai expliqué qu’il n’y a que deux manières pour un vrai leader d’accéder au pouvoir. Soit par la voie démocratique, soit par la force. Et l’expérience a montré qu’en Afrique, aucun président n’est venu au pouvoir par la voie démocratique et pouvoir changer les choses. Pourtant il y a des pouvoirs qui sont venus par la force que nous admirons aujourd’hui et que nous idéalisons.

Après ça je me suis dit : «Je ne vais pas me limiter à un bouquin. Pourquoi ne pas s’engager ? Pourquoi ne pas se faire entendre?». Et pour se faire entendre, il faut forcement passer par un parti politique. C’est une obligation. Si nous n’avons pas confiance aux politiciens qui sont là, le seul moyen pour nous c’est d’être politiciens. C’est le seul moyen pour nous de venir avec notre nouvelle idée et de lutter aussi pour qu’on puisse comprendre notre vision.

Vous avez essayé de militer dans un parti politique après l’insurrection de 2014, si ce n’est pas un secret, de quel parti s’agit-il ?

Rire ! On a milité dans un parti politique parce qu’on se disait que celui qui est à la tête de ce parti était une personne honnête. Pendant l’insurrection, il y a des échos qui ont montré qu’elle a joué un rôle pour qu’il n’y ait pas de bain de sang…

Il s’agit de qui ?

Rire !!! Je préfère qu’on laisse comme ça, parce qu’après nous nous sommes rendus compte que tous ceux qui gravitaient autour étaient là parce qu’ils ont appris qu’il y aura du jetons (l’argent), comme on le dit dans notre jargon. Ils ont voulu se doubler, mais nous, nous avons dit que nous, nous ne mourrions pas pour un politicien et nous nous sommes retirés.

Vous parliez de confiance aux politiciens, mais vous êtes nouveau sur la chaine politique et méconnu du grand public. Comment vous comptez faire pour mériter sa confiance et ne pas se retrouver être comme vos devanciers politiciens ?

Vous savez, le Burkinabè est tellement déçu de la politique qu’il n’a plus confiance à un politicien. Ça c’est clair. C’est à nous, à travers nos actes, à travers nos actions, à travers les activités que nous allons mener de pouvoir instaurer cette confiance. Notre travail va être basé sur ça, parce que nous savons qu’à première vue, tous les politiciens sont des faux types, comme on le dit. Nous même déjà, on nous considère comme des faux types, et nous assumons cela parce que c’est le seul moyen pour nous de pouvoir changer les choses. Les activités que nous allons mener, tout ce que nous allons poser comme acte, nous allons faire de telle sorte que cette confiance puisse être établie.

Le peuple burkinabè est, en quelque sorte, trop exigeant. Pensez-vous que vous arriverez, vraiment, à vous faire accepter ?

Exact, on ne peut pas se faire accepter comme ça ! Parce que quand vous dites, se faire accepter, c’est comme si c’est très facile, pourtant ce n’est pas le cas. Nous sommes conscients de cela. Mais ce qui est sûr, c’est que nous n’allons jamais, jamais baisser les bras, parce que ce n’est pas notre lutte. Si nous commençons à lutter aujourd’hui, ce n’est pas pour nous mais c’est pour la génération future. Nous allons consentir ce sacrifice-là. Nous savons que ça ne sera pas facile, mais nous savons que nous allons faire de telle sorte que tous les Burkinabè conscients, tous les Burkinabè qui comprendront que le salut du peuple passe par l’honnêteté, l’intégrité, le vouloir du bien de l’autre et non pas seulement le bien personnel, puissent nous comprendre, puissent adhérer à notre idéologie.

Justement, en parlant d’idéologie quel est votre bord politique ?

Nous sommes là parce que nous voulons un changement.

Nous pensons que ce sont des jeux de mots et que nous ne voulons pas rentrer dedans. Pour nous, ça n’a pas de sens. Majorité, Opposition, ça n’a pas de sens. Enfin de compte, qu’est-ce que nous voulons ? C’est ça qui est le plus important. Donc nous disons que nous ne sommes ni de la majorité ni de l’opposition et ça étonne certains. Ça ne doit pas étonner parce que c’est un faux débat. C’est un faux débat. Opposition, c’est opposition de quoi ? Opposition de la politique du pouvoir en place ? Ou opposition de certains de ses actes ? Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas au pouvoir que nous sommes déjà opposés. Pour nous c’est un faux débat. Nous devons transcender cela pour aller dans des débats d’idées. Qu’est-ce que nous voulons apporter ? Si quelqu’un est au pouvoir, il fait ce que vous souhaitez, vous devez être derrière la personne. Si cette personne ne fait pas ce que vous vous voulez, vous ne serez pas derrière lui. Si l’opposition ne fait pas ce que vous vous voulez, vous ne serez pas derrière l’opposition. Nous, nous partons au-delà de tous ces positionnements. Nous sommes là parce que nous voulons un changement.

Merci, mais quand je pose la question sur votre bord politique, c’est pour savoir si vous êtes de la gauche ou de la droite, votre idéologie…

Nous ne sommes ni de la gauche ni de la droite. Notre idéologie politique est en terme technique le «Tercérisme», qui se situe entre les idéologies politiques les plus connues : le libéralisme, qui prône la liberté individuelle, le capitalisme au détriment du collectif, et le socialisme qui prône le contraire. Nous, nous pensons que l’être humain peut s’épanouir en tant qu’individu, et en même temps, en tant qu’un être vivant dans le groupe. Cela peut se matérialiser par: «Nous pouvons avoir un champ collectif où nous nous associons pour cultiver, et un champ individuel, où nous cultivons seuls». En un mot. C’est la recherche du bien-être à la fois collectif qu’individuel.

A ce jour, combien de militants comptez-vous dans votre parti ?

La Nouvelle Vision est un nouveau parti qui a l’objectif de s’étendre sur le territoire national. Nous n’avons pas encore répertorié le nombre de militants, parce que nous sommes en train de nous étendre. Et c’est la raison de notre conférence de presse du mercredi 9 février dernier. Mais déjà si nous partons en arrière pour voir ceux qui nous ont voté aux législatives, militants et sympathisants, nous avons plus de 1 000, pourtant nous n’étions pas sur la scène médiatique. Nous pouvons donc supposer que nous avons déjà des militants et sympathisants qui valent mille. Et les gens continuent d’y adhérer. Après la conférence de presse, il y a des gens qui nous ont appelés, qui nous ont félicités, qui nous ont encouragés et qui nous demandent de rester sur notre ligne politique. Après cette interview, peut-être que nous allons avoir encore des sympathisants, de nouveaux membres.

Alors quelle sera votre politique de conquête de militants sur le territoire national ?

Notre politique de conquête se base principalement sur certaines activités que nous mènerons. Nous voulons montrer au peuple burkinabè que nous pouvons faire une politique par l’exemple. C’est de montrer que le politicien ne vient pas parce qu’il a quelque chose dans la poche qu’il donne. Ce mythe-là, nous allons l’enlever. Nous allons aller avec l’action. Et l’action c’est quoi ? C’est la sensibilisation et les formations. Des formations qui permettent à ce que les populations puissent s’en sortir financièrement. Et ce n’est pas parce qu’on t’a formé qu’on demandera à ce que tu nous votes. Non ! Bien vrai que notre objectif c’est d’installer la confiance. Avant même que nous soyons politiciens, il y avait des formations que nous organisions gratuitement pour des gens. Nous sommes politiciens aujourd’hui, certes, mais cette même action continue. Ce sont des formations qui vont permettre à ce que des populations puissent s’en sortir.

Dans notre programme de formation, il y a la formation en production de savon, en élevage, en jardinage, surtout la culture hors sol. Cette politique, nous voulons la mettre en œuvre dans le milieu rural, parce que nous savons que nos agriculteurs ont la terre mais ils n’ont pas les techniques culturales. C’est toujours l’ancienne méthode. Nous allons maximiser sur cela. Ça ce n’est pas parce que nous sommes des politiciens, mais c’est parce que nous voulons que ce peuple puisse s’en sortir.

Quel est le Burkina de demain que vous visez ?

Le Burkina de demain que nous souhaitons, c’est un Burkina où nous sommes unis. Un Burkina qui prône le vivre ensemble, s’accepter mutuellement malgré nos différences (religieuse, ethnique, culturelle…). Nous avons quelque chose à partager. Nous avons un bien commun qui est notre pays qu’il faut s’associer pour promouvoir. Nous voulons un Burkina où le jeune respecte le vieux, le vieux respecte le jeune. Nous voulons que demain, au Burkina, que la nourriture ne soit pas un souci pour un Burkinabè. Nous voulons un Burkina où on pourra se soigner sans débourser de l’argent. Nous voulons un Burkina où celui qui n’a pas les moyens que son enfant puisse continuer ses études jusqu’à l’université et même plus. Nous voulons un Burkina où la jeunesse a la possibilité de développer son savoir, où on appelle les intellectuels. Un Burkina où des étudiants seront amenés à chercher ailleurs le savoir et revenir le transmettre pour qu’en fin ce Burkina Faso soit parmi les pays émergents. Pourquoi pas un pays développé, ce n’est pas impossible. Comme le disent les Américains, «impossible is nothing». L’impossible n’est rien, c’est seule la détermination qui permet d’atteindre ses objectifs.

Quel appel avez-vous à lancer aux différents partis politiques, près de 200, qui ne portent pas vos aspirations, comme vous le pensez et que des personnes «vomissent» aujourd’hui ? Suivre la réponse dans la vidéo.

Entretien réalisé par Daouda ZONGO

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