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Burkina: Journée mondiale de l’eau sans…eau

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Penurie d'eau à Ouaga © ministère

Robinets à sec, des bassines et barriques vides, etc. Au Burkina Faso, ce sont des concessions ,entières assoiffées depuis des jours qui commémorent l’édition 2017 de la Journée mondiale de l’eau, ce liquide précieux, dont certaines personnes sont unanimes qu’il représente « la vie ».

« L’eau c’est la vie », a-t-on coutume de dire. Mais dans des quartiers à Ouagadougou, ainsi qu’à Gaoua, localité située dans le Sud-Ouest du pays, à près de 400 km de la capitale, le manque d’eau rend difficile l’existence de certains habitants qui passent la journée et veillent la nuit, à la recherche de ce liquide perdu au fond des tuyaux.

« Hier nuit, j’ai veillé jusqu’à 1H00 du matin (GMT, heure local) avant d’avoir l’eau et à chaque fois c’est comme ça », a confié, les yeux rougis, un habitant du quartier Dassasgo, dans l’Est de Ouagadougou.

« Au Burkina Faso, le droit d’accès de l’ensemble de la population à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, de manière équitable et en respect du genre, basée sur l’approche fondée sur les droits humains, est désormais consacré dans la Constitution », a fait savoir le ministre burkinabè de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo.

Cela est un « acte fort du législateur (qui) marque la volonté du Burkina Faso de créer les conditions favorables à l’atteinte de ce noble objectif », selon M. Ouédraogo.

« Un acte fort du législateur », qui pour le moment ne se fait pas sentir dans certaines concessions, au Burkina, qui peinent à avoir l’eau du robinet pour des besoins minimum.

Des Burkinabè ont soif. Selon notre constat des familles, à Dassasgo, Wapassi (quartier non loti dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou), sont à la recherche de quoi s’abreuver.

La recherche de l’eau à Ouagadougou, devient de plus en plus « source de conflit et d’insécurité » pour des Ouagalais, notamment des femmes qui passent généralement la nuit dehors dans l’espoir d’avoir le liquide précieux, selon des habitants à Wapassi.

Barriques, bidons et bassines, notamment, très souvent alignés en file indienne, restent parfois toute la journée à la borne-fontaine sans une goutte d’eau.

Daouda ZONGO

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