Faire connaitre la Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP), une structure qui lutte contre les tracasseries routières, au grand public en général et particulièrement aux usagers du réseau routier sur tout le territoire burkinabè et faire un point de son contrat d’objectifs, c’est le but visé à travers une conférence de presse animée, ce mardi 12 août 2025 à Ouagadougou.
La coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) était face aux hommes et femmes de médias, ce mardi 12 août 2025, à Ouagadougou. Objectif, mettre la lumière sur la structure afin de permettre au grand public et singulièrement aux usagers du réseau routier, à travers le pays, de mieux cerner les fondements de la CONACFP et faire le point sur son contrat d’objectif.

Née d’un décret pris en conseil des ministres le 30 décembre 2016, la CONACFP est commandée par un coordonnateur national nommé en conseil des ministres sur proposition du ministre de la Sécurité. Sa mission principale est de contribuer à la « fluidification » du trafic routier en luttant contre les mauvaises pratiques et les tracasseries. Aussi, la CONACFP veille au contrôle de la qualité des prestations des services de sécurité intérieure sur les axes routiers et mène des actions de sensibilisation à l’endroit des acteurs et partenaires du trafic routier. Au-delà, la structure reçoit les plaintes et dénonciations visant des éléments des forces de sécurité en missions de contrôle et travaille à la mise en œuvre des mesures destinées à lutter contre les fautes et manquements graves portant atteinte à l’image de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale.
Pour ce qui est du contrat d’objectifs de la CONACFP, son coordonnateur, le colonel Kanou Coulibaly a indiqué que le ministre de la Sécurité a fixé à sa structure des objectifs à atteindre. Parmi ces objectifs, il y a la réduction de «25%» du nombre d’appels relatifs aux plaintes et dénonciations. Selon colonel Coulibaly, en 2024, la CONACFP a reçu environ six cents « 600 plaintes » en lien avec les tracasseries routières. Au regard des objectifs fixés, la CONACFP ne devrait pas enregistrer plus de « 450 appels » en 2025, a-t-il souligné. Au premier semestre de cette année, le service en charge des plaintes a enregistré «111» appels. Cela fait un recul de «81,5% », largement au-delà des prévisions. Ce niveau a pu être atteint grâce à la mise en œuvre des orientations et instructions du ministre de la Sécurité par la CONACFP et les états-majors des structures concernées, selon le colonel Coulibaly.

Le coordonnateur de la CONACFP, colonel Kanou Coulibaly a ajouté qu’en 2024, «393 postes » de contrôle étaient dénombrés, soulignant que cela a permis d’évaluer le taux de prévalence des appels ou la proportionnalité ou probabilité des appels par rapport au nombre de postes de contrôle routier. Au premier semestre 2025, ce taux de prévalence était de «28,24% » contre «52,93% » pour la même période en 2024.
Au cours de l’entretien avec la presse, le coordonnateur de la CONACFP a annoncé la mise en place prochaine d’une structure au sein des ministères, destinée à prendre en charge et corriger les dysfonctionnements. Celle-ci permettra de doter la CONACFP de moyens réels pour réprimer les manquements.
Il a invité toute personne victime d’agissements fautifs d’un agent chargé du contrôle routier à saisir la CONACFP au ministère de la Sécurité, ou par appel téléphonique gratuit au numéro vert « 1020 » (réseaux Orange et Moov), par envoi d’un message via WhatsApp au «70 20 07 32 » ou bien par courrier postal au «01 BP 6466 Ouagadougou 01 ».
Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)




























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