La Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, ex-compagnon du père de la révolution burkinabè d’août 1983, Thomas Sankara, a été officiellement lancée dans la matinée de ce lundi 11 mai 2026, par la présidente de ladite structure, Céline Bamouni, sa fille, lors d’une conférence de presse, à Ouagadougou. La création de cette Fondation vise à honorer et perpétuer l’héritage du défunt journaliste émérite en promouvant un «journalisme d’éthique, libre et engagé», au service du développement africain».
Le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) sis au Centre-ville de la capitale burkinabè a reçu du beau monde ce lundi 11 mai 2026. Et pour cause, il se tenait sur le site, la conférence de presse de lancement de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, ex-compagnon de feu, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara. Des témoignages poignant et des anecdotes sur lesquels nous y reviendront ont montré la dimension de l’importance de M. Bamouni, un « révolutionnaire convaincu », un homme « affable », un professionnel « rigoureux maîtrisant l’art de la rédaction », un journaliste « téméraire », etc.

«Cette fondation n’est pas qu’un hommage du passé, c’est une plateforme dynamique pour l’avenir, un centre d’excellence pour la formation en journalisme, un rempart contre la désinformation et l’obscurantisme, un soutien aux jeunes talents et un espace de débats sur les enjeux critiques du journalisme moderne», a déclaré la présidente de la Fondation, Céline Bamouni, fille de l’illustre disparu connu pour son engagement sous la révolution d’août 1983.

Selon les témoignages émouvants dans la salle, le parcours de Babou Paulin Bamouni est exceptionnel et constitue une source d’inspiration et un modèle pour ceux qui aspirent à exceller dans le journalisme, un métier aujourd’hui confronté à des défis croissants. «Babou Paulin Bamouni a payé de sa vie son attachement à ses principes. Le moins que nous pouvons faire est de le défendre avec la même ardeur», a soutenu la présidente de la Fondation éponyme, Céline Bamouni qui a invité le public à rejoindre la structure dans cette mission sacrée, un projet muri sur à peu près dix ans.

Par ce lancement de la Fondation en hommage à l’excellent journaliste, dans un contexte difficile de la presse, la famille Bamouni veut passer le message qui est que «la presse et les journalistes sont indispensables dans un pays car c’est un métier noble qu’il faut soutenir et accompagner».
Comme objectifs, l’institution va soutenir le journalisme de qualité à travers des formations en offrant des programmes éducatifs gratuits alliant théorie, pratique et technologies modernes. La structure va promouvoir l’éthique en inculquant rigueur, impartialité et responsabilité et renforcer la liberté de la presse en défendant l’indépendance journalistique en Afrique. Aussi, la Fondation va agir pour la communauté en aidant les veuves et orphelins des journalistes.

Dans son action de faire la promotion d’un journalisme de qualité, la Fondation ambitionne de créer une école, d’avoir une bibliothèque spécialisée, des bourses et prix.
Pour avoir des informations en continue sur la Fondation, le site web paulinbamouni.org, a été dévoilé au cours de la conférence.

Babou Paulin Bamouni a été tué le 15 octobre 1987 en même temps que le capitaine Thomas Sankara et onze autres de ses compagnons. M. Bamouni a été décoré à titre posthume en 2024. Le 21 mai 2026, une avenue a été baptisée à son nom. Dans la dynamique du lancement de la Fondation, le 9 mai 2026, un sport de masse pour l’unité et la solidarité a été organisé sur l’avenue dédiée à Babou Paulin Bamouni.
Par Bernard BOUGOUM






























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