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Burkina: La gare de Boromo, une escale redoutée des voyageurs

Gare routière de Boromo © Onec.fr

La gare de Boromo, localité située à plus de 170 kilomètres de Ouagadougou dans le Centre-Ouest du Burkina, est l’un des lieux où la plupart des voyageurs font escale pour des besoins divers, mais également redouté par certains passagers des cars, du fait des harcèlements des vendeurs.

Ce lieu est un marché où l’on trouve un peu de tout. Des biscuits de sésame,  du poulet, oignons, boissons sucrées, viande grillée, pommes et brochettes, notamment, sont ce que toute personne peut s’approvisionner à cet endroit.

Bien que ce soit une escale pour les voyageurs en provenance de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso (Ouest) et de Gaoua (Sud-Ouest), entre autres, cette gare se présente souvent comme un endroit où certains passagers de cars aimeraient ne pas y mettre les pieds.

Vendeuses d’eau, de pommes et de poulets, notamment, se ruent vers les cars de transports qui entrent dans la gare, à la recherche de clients, tandis que des bouchers restent aux aguets des potentiels consommateurs de viande.

« De l’eau glacée, bènè (sésame), poulets », crient à tue-tête des vendeuses à la descente des passagers des cars, exhibant leurs marchandises. Chaque vendeur et vendeuse crie de son côté et c’est à peine que l’on arrive à capter ce qui se dit.

Un marché pas comme les autres

Gare routière

« Monsieur il y a sésame, monsieur il faut payer. C’est trois à 250 F CFA. Monsieur payez au moins pour les enfants. Bon tenez c’est gratuit monsieur », peste une vendeuse dans un français approximatif, assiette de sésame en main, harcelant un des voyageurs qui ne cesse de faire savoir qu’il « n’en a pas besoin ».

D’autres vendeuses n’hésitent pas à suivre certains passagers jusqu’à l’entrée des toilettes. C’est le cas de cette jeune fille, la vingtaine d’années, vendeuse de sésame qui s’est fait réprimander par le voyageur, après avoir quitté les toilettes, a constaté un journaliste de Wakat Séra.

Comme ce voyageur, beaucoup de passagers de cars sont victimes de harcèlement. Les moins résistants paient des choses dont ils n’ont pas besoin, malgré eux. Les 10 minutes d’escale, que donnent souvent les convoyeurs des cars, semblent une éternité pour certains voyageurs.

D’autres passagers pour échapper à ce harcèlement, préfèrent ne pas descendre du car. « Je n’ai jamais aimé l’escale au niveau de cette gare. Les vendeuses sont agaçantes. Et puis si tu ne fais pas attention, tu risques de payer du n’importe quoi », confie un passager d’un car de la compagnie STAF (Société de Transport Aorema et Frères).

Cette gare qui offre des opportunités d’affaires pour les marchands est un passage redouté de certains voyageurs qui y font escale malgré eux quand ils empruntent des véhicules de transport commun.

Daouda ZONGO

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