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Burkina: le gouvernement encourage la justice à «assumer ses responsabilités»

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photo d'illustration

Le Premier ministre Christophe Dabiré, face aux députés burkinabè, ce jeudi 16 mai 2019, a indiqué que le gouvernement dont il fait partie encourage «le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités afin que la justice demeure un instrument qui renforce l’unité nationale et préserve la paix sociale».

«Le temps de la justice n’étant pas celui des hommes, encore moins celui des hommes politiques, le gouvernement, respectueux du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, encourage fortement le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités afin que la justice demeure un instrument qui renforce l’unité nationale et préserve la paix sociale», a laissé entendre le Premier ministre Christophe Dabiré se félicitant «du bon déroulement du procès du putsch du 16 septembre 2015, débuté le 27 février 2018 et toujours en cours».

Il a fait savoir que «bien plus que la tenue de ce procès, le gouvernement a également consolidé la performance de la justice tant du point de vue de ses capacités techniques et opérationnelles que de son accessibilité tant géographique que financière à travers le fonds d’assistance judiciaire».

«Par ailleurs, la spécialisation de la justice est en marche. En effet, après leur mise en place en 2017, les pôles judiciaires spécialisés de lutte contre les infractions économiques et financières ont jugé 12 affaires et enregistré 125 dossiers en 2018», a affirmé le chef du gouvernement, notant qu’en ce qui concerne le «cas particulier du drame de Yirgou, les enquêtes ont évolué sur le terrain, et le gouvernement reste attentif aux sollicitations des acteurs judiciaires chargés du traitement de ce dossier, en leur apportant les appuis logistiques et financiers nécessaires».

Selon M. Dabiré, «la procédure suit son cours avec plus de 160 personnes auditionnées». «L’enquête préliminaire relative à l’attaque terroriste ayant entrainé la mort du chef du village et de ses compagnons a été bouclée», a-t-il poursuivi.

«Au plan législatif, l’adoption en mai 2018 du code pénal qui introduit des avancées en matière de fonctionnement du système judiciaire, est un gage d’amélioration des sanctions et de renforcement du respect des droits humains», a indiqué le Premier ministre qui a confié que «des efforts importants ont été déployés afin de promouvoir les activités pénitentiaires qui préparent les détenus à la réinsertion professionnelle et sociale».

«A côté de la justice, des progrès notables ont été enregistrés dans la mise en place effective des démembrements de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires», a soutenu le ministre concluant que «l’opérationnalisation de cet outil puissant de prévention et de promotion de la paix devrait permettre de prévenir les conflits intercommunautaires tels que ceux qui ont défrayé la chronique nationale».

Par Daouda ZONGO

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