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Burkina: le Groupe Balaji sur la situation de la mine d’INATA

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Ceci est une déclaration du Groupe Balaji qui revient sur la situation de la mine d’INATA.

« Depuis un certain temps le groupe Balaji fait l’objet de délation et d’accusations diverses dans le seul objectif de faire main basse sur la mine d’INATA.

En rappel, la mine d’INATA, propriété de la Société des Mines de Bélahourou (SMB) du groupe AVOCET, à l’arrêt depuis avril 2017, a été rachetée par le Groupe Balaji courant février 2018 avec un passif de près de trente-quatre milliards (34 000 000 000) de F CFA localement et près de dix-huit millions (18 000 000) dollars US sur le plan international, 516 employés directs en chômage technique depuis mai 2017 et 397 employés indirects.

Le groupe Balaji entend investir plus de 12 millions de dollars pour ramener la mine d’INATA en pleine production, préserver ainsi les emplois et développer la région.

Cependant, depuis la reprise de la mine, les conditions sécuritaires au Burkina Faso empêchent le groupe de relancer les activités de la mine et ne lui permettent pas d’atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. En effet, plusieurs incidents sécuritaires se sont déroulés sur le site minier et/ou dans ses environs depuis septembre 2018 à nos jours. A titre illustratif, on peut relever entre autres les faits suivants :

–    le 15 juin 2018, destruction des installations et le groupe électrogène sur le barrage de GOMDE

–    le 16 juin 2018, le PDG a échappé de justesse à une mine artisanale placé sur la voie d’accès INATA – DJIBO

–    le 21 septembre 2018, des individus ont envahi deux des fosses de la société pour y extraire du minerai d’or ;

–    le 23 septembre 2018, trois employés de la mine ont été enlevés et deux sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs dont le fils du Président Directeur Général de la mine ; de fausses informations ont circulé sur ne Net stipulant qu’ils ont été libérés ;

–    le 24 septembre 2018, à une trentaine de kilomètres de INATA, les corps de trois gendarmes qui faisaient partie d’une équipe déployée pour le ratissage après l’enlèvement des trois travailleurs de la mine ont été retrouvés ;

–    le 30 septembre 2018, la salle d’or de la mine a été saccagée ;

–    le 03 octobre 2018, environ 100 terroristes ont attaqué la base de vie de la mine occasionnant une perte en vie humaine et trois blessés. N’eut été le secours de l’Armée Française BARKHANE appelée d’urgence qui sont venus en appui à la gendarmerie avec deux hélicoptères pour sauver la vie des employés, le bilan serait lourd.

–    le 10 octobre 2018, les bureaux ont été saccagés, les documents relatifs aux activités minières sur le site ont été détruits

–    le 28 décembre 2018, la digue du barrage de GOMDE a été bombardée

–    le 27 juin 2019, un camion transportant des vivres pour le site a été attaqué, le camion ainsi que les vivres disparus ;

–    le 17 juillet 2019, dans le cadre de la relève normale des agents de la société, un convoi de quatre véhicules de type 4×4 et d’un camion type 10 tonnes a été attaqué par plusieurs hommes armés non identifiés occasionnant des blessés et l’un des véhicules emportés par les assaillants ;

–    le 04 Août 2019, le pont GOONO situé sur l’axe INATA- TCHIEMBOLO nouvellement reconstruit a été sauté à l’explosif par des terroristes,

–    les 05 et 06 aout 2019, la présence de plus d’une centaine d’hommes armés a été signalée à 3 km du poste de INATA ;

–    le 09 septembre 2019, dans le cadre du ravitaillement des agents de la société, le convoi de la société parti d’INATA a été attaqué par plusieurs hommes armés non identifiés occasionnant quatre pertes en vie humaine et des blessés ;

–    le 10 septembre, la gendarmerie a déserté la mine

–    courant octobre 2019, les installations de la mine et les engins ont été incendiés par des éléments jusque-là inconnus. 11 véhicules et le réservoir du carburant ont été détruits dans l’incendie.

A ces incidents sécuritaires qui, visiblement ont pour but de l’empêcher de relancer les activités de la mine, s’ajoutent les multiples procédures judiciaires initiées par les différents ex fournisseurs et les travailleurs de la SMB pour des dettes contractées avant le rachat de la mine par Balaji.

Face à toutes ces difficultés, le groupe Balaji s’est tourné vers le Gouvernement burkinabè notamment son ministère de tutelle, le ministère des mines et des carrières pour solliciter un accompagnement. C’est dans ce sens qu’il a pu bénéficier de l’appui de ce ministère qui, à la demande   de la société, a entrepris une médiation avec les ex fournisseurs de SMB pour parvenir à un accord sur la restructuration de la dette.  Cette médiation a d’ailleurs été bien accueillie par les ex fournisseurs et leurs avocats-conseils.

Quant aux travailleurs, plusieurs médiations entre les parties prenantes ont été entreprises par le ministère mais à ce jour, aucun accord n’a pu être trouvé.  A la dernière rencontre tenue courant le mois d’Août, le plan de redémarrage de la mine proposée par Balaji leur a même   été   remis. Cependant, étant donné que les travailleurs ne s’accordaient   pas entre eux, ils ont demandé de leur accorder du temps pour analyser le plan de redémarrage et harmoniser leur position avant de recontacter l’administration des mines. Ayant attendu leur retour en vain, le ministère qui les a relancés s’est entendu dire qu’ils ne souhaitaient plus de médiation et qu’ils attendaient l’issue de la procédure judiciaire qu’ils ont intentée contre la mine. 

Le 04 octobre 2019 la Société des Mines de Bélahouro a sollicité une rencontre d’échanges avec les travailleurs aux fins de conciliation auprès de leur avocat-conseil mais aucune suite n’a été donnée à cette demande.

Nonobstant toutes ces difficultés, le groupe Balaji poursuit les démarches pour le redémarrage de la mine.

C’est dans ce contexte que certaines personnalités locales multiplient les initiatives pour obliger Balaji à céder la mine   à 15 millions de dollars à un   consortium dénommé « Cambridge » qu’ils ont fait venir de Londres. Cette offre, considérée comme bancale, ne prends pas en considération la réalité sur la mine et n’est pas acceptable.

Les problèmes de sécurité persistent dans la zone.

Je veux rassurer tout le monde que :

  • La mine ne sera pas cédée à Cambridge à ce prix, et ce n’est pas le rôle des employés de proposer un acheteur à la mine.
  • Le problème lié à la poursuite de l’exploitation est lié au problème de la sécurité
  • La mine travaille pour garantir les conditions de sécurité pour la reprise effective des activités
  • Le groupe Balaji rassure les employés, conformément à ses objectifs initiaux, qu’il respectera ses engagements

Il y a lieu de noter que depuis l’acquisition de la mine, la société Balaji ne fait que dépenser de l’argent sans pouvoir rien en tirer en termes de retombées. Aussi, dans un contexte si difficile, il ne voit pas comment il pourrait corrompre quelqu’un puisqu’il n’en a même pas les moyens.

L’objectif du Groupe Balaji aujourd’hui est de sauver les emplois et développer la mine et il est à pied d’œuvre pour démarrer les activités de la mine dès que les conditions sécuritaires le permettront.

Le groupe Balaji sait le gouvernement burkinabé soucieux du démarrage des activités de la mine, seul gage de la préservation des emplois et des retombées dont l’économie burkinabé pourrait tirer de son activité. C’est dans ce sens qu’il réitère ses remerciements à l’endroit du gouvernement burkinabè notamment le ministère des mines et des carrières, le ministère de la défense nationale et des anciens combattants et le ministère de la sécurité pour tous les efforts consentis et les appuis dont il bénéficie dans le cadre du redémarrage de la mine. »

Ouagadougou le 20 novembre 2019

Le PDG du Groupe Balaji, Akoliya Patel

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