Accueil Société Burkina: le Japon « a construit 1 043 salles de classes au primaire »

Burkina: le Japon « a construit 1 043 salles de classes au primaire »

Photo de famille à la fin de la conférence publique

L’Association Faso-Japon Solidarité (AFAJAPS), a organisé le samedi 27 août 2022, une conférence publique autour du thème: « Contribution du Japon dans le domaine de l’éducation de base au Burkina Faso », au Lycée Technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana (LTN/ASL), à Ouagadougou. Le Japon « a construit 1 043 salles de classe au Burkina Faso », a dit lors de son exposé, la chargée de coopération à la l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Kadidjata Wibga.

Le président de l’Association Faso-Japon Solidarité (AFAJAPS), Siaka Gobé, a indiqué que le choix du samedi 27 août n’est pas fortuit car il se tient aujourd’hui, en Tunisie, la 8e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) en vue d’apporter des réponses aux préoccupations des pays africains. « Cette initiative japonaise permet même à d’autres partenaires d’aider le Burkina Faso », a déclaré M. Gobé.

Le président de l’AFAJAPS a salué la contribution du Japon au Burkina Faso, notamment le volet éducation. Il a laissé entendre que son association travaillera davantage comme ses objectifs le demandent, à favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples japonais et burkinabè, à promouvoir les transferts de technologie et la formation professionnelle par l’expertise japonaise, à réaliser des travaux de développement d’intérêts communs entre le Burkina Faso et le Japon, et à servir de cadre pour partager des informations sur la coopération japonaise au Burkina Faso.

Kadidjata Wibga, chargée de coopération à la JICA

Sur la thématique traitée à savoir la contribution du Japon dans le domaine de l’éducation de base au Burkina, la communicatrice, Kadidjata Wibga, a précisé qu’il s’agit du volet qui a été mis en œuvre par la JICA qu’elle a développé. Ces réalisations ont été essentiellement faites à travers la coopération financière et technique ainsi que l’aide publique au développement par le prêt.

Selon son exposé, c’est essentiellement des infrastructures éducatives que la JICA a réalisées pour les élèves et pour les enseignants. « Dans ce cadre-là nous avons réalisé cinq phases de projet de construction et d’équipements », a affirmé madame Wibga qui a précisé que cela permis la construction de « 1 043 salles de classes au niveau des écoles primaires et 53 collèges d’enseignement général pour appuyer le post-primaire. Nous avons réalisé une ENEP à Loumbila, ainsi que des logements d’enseignants, des latrines, des forages, etc. ».

Le président de l’AFAJAPS, Siaka Gobé

Toujours dans le domaine du post-primaire, la JICA a des projets en cours, a-t-elle poursuivi, notant que sa structure prévoit la construction de « 18 Collèges d’enseignement général (CEG) pour une première phase avec l’Unicef, et huit autres CEG dont trois collèges polyvalents pour apporter notre appui dans le développement de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle ». « Nous allons commencer par trois filières que sont le génie civil, la mécanique automobile et l’électricité. C’est grosso modo ce que nous faisons en matière de coopération financière non remboursable », a soufflé madame Wibga.

Pour ce qui est de la coopération technique, à travers les projets que la JICA a mis en œuvre, « nous avons essentiellement travaillé à la formation initiale et continue des enseignants et également à l’amélioration de la gestion participative des écoles par les communautés. Nous avons aussi mis à la disposition des acteurs du public, des programmes de formation courtes et longues durées pour leur permettre de renforcer leur capacité dans beaucoup de thématiques », a-t-elle résumé sa communication.

L’ambassadeur du Japon, Masaaki Kato (pelle),, plantant un arbre au Lycée Technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana

La TICAD se reposait sur trois piliers de la déclaration de Yokohama 2019 a savoir l’accélération de la transformation économique et amélioration de l’environnement des affaires par l’innovation et la participation du secteur privé, la consolidation d’une société durable et résiliente et le renforcement de la paix et de la stabilité.

Par Bernard BOUGOUM

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