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Burkina: «Le peuple est sans repère», déplore Dr Hyacinthe Ouédraogo du MCN

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Dr Hyacinthe Ouédraogo, président du MCN

Le Mouvement Conscience Nouvelle (MCN) créée en 2016, a tenu ce samedi 16 mars 2019, une conférence publique à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou pour marquer le lancement officiel de ses activités au plan national. « Le peuple burkinabè est sans repère dans un monde ébranlé par des crises sans précédent», a déploré le président de cette organisation de la société civile, Dr Hyacinthe Ouédraogo qui a dit que son mouvement entend contribuer par ses actions afin que le pays soit sur le chemin du développement.

Près de deux heures, plusieurs dizaines d’étudiants ont assisté dans le bâtiment pédagogique de la plus grande université publique du Burkina, en présence du parrain de la cérémonie, le Pr Moustapha Gomgnimbou, au lancement des activités du MCN que certains découvraient pour la première fois.

Depuis des décennies, les populations burkinabè assistent au triomphe de la perversion des mœurs, à la multiplication des crises sociales, à la mauvaise mentalité et la pollution des consciences. L’incivisme connait une montée vertigineuse qui paralyse de plus en plus le fonctionnement des institutions étatiques et remet en cause l’autorité de l’Etat. La conscience professionnelle a disparu.

Des participants à la conférence

La morale, quant à elle, de façon générale, agonise dans un Faso en pleine crise sociale, identitaire et culturelle. Nombreux citoyens sont de plus en plus dépourvus de raison et rivalisent dans les faits de bassesse : corruption, laxisme, criminalité, dépravations de tout acabit rythment la vie des Burkinabè. C’est autant de soucis que le président du MCN, Dr Hyacinthe Ouédraogo, Historien de formation, et ses camarades ont observé et font leur analyse de notre société.

Ainsi, après toutes ces considérations, le Mouvement dit avoir également fait le constat que depuis la Révolution démocratique et populaire (RDP), son dirigeant, l’ex-président Thomas Sankara, interpellait déjà via ses discours et autres appels, sur « un pourrissement de la société voltaïque » à l’époque et appelait à changer de mentalité et à adopter « une nouvelle conscience et un comportement nouveau », gage de toute aspiration à un véritable changement et à un développement durable.

Alors, le MCN, considérant que tout Burkinabè a le devoir de participer à la construction du pays, s’est engagé à la recherche de la « Solution nouvelle et adéquate» en vue de l’atteinte de l’émergence tant recherchée depuis les indépendances. « Forts de toutes réalités qui préfigurent le chaos, nous, jeunes burkinabè, poussés par notre sens patriotique, un esprit visionnaire et animés par l’impérieuse volonté du vrai changement, avons décidé de lancer une structure de jeunesse sur les fonts baptismaux», a déclaré son premier responsable, Hyacinthe Ouédraogo.

Le MCN qui s’est interdit de faire de la politique, et a réclamé avec véhémence son appartenance exclusive à la société civile, dit avoir « la vision de d’agir et de transformer la conscience des Burkinabè en général et de la jeunesse en particulier ». Le Mouvement qui prône les valeurs le retour et l’attachement aux valeurs défendues par Thomas Sankara, dit vouloir « révolutionner la mentalité de la jeunesse, laver chaque conscience des convictions négatives et nuisibles et changer les mauvaises mentalités en mentalités positives », a insisté son président.

Au regard de l’ampleur de sa vision, le MCN s’est assigné une mission qui s’articule sur trois axes principaux véhiculés par sa devise à savoir : « Conscience-Engagement-Impact ».

Par Bernard BOUGOUM

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