Réunis en séance plénière ce mardi 28 octobre 2025, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) au nombre de 70 votants, sous la conduite du président de l’institution, Dr Ousmane Bougouma, ont adopté un projet de loi visant la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Les membres de l’Assemblée législative de transition (ALT), avec à leur tête, le Dr Ousmane Bougouma, ont adopté à l’unanimité, ce mardi 28 octobre 2025, à l’hémicycle, un projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette loi comporte cinq articles dont le premier est consacré à la dissolution de la CENI, le second prononce la transmission au ministère chargé de l’Administration du territoire de l’ensemble des compétences et missions attribuées à la CENI telles que définies par les textes législatifs et réglementaires. Quant à l’article 3, il parle du transfert des actifs, documents et archives de la CENI au ministère chargé de l’Administration du territoire. Les articles 4 et 5 portent respectivement sur les dispositions abrogatoires et la formule exécutoire de cette loi.

Pour le ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, la dissolution de la CENI permettra à l’État de réaliser des économies. Aussi, «au regard des conclusions des assises nationales du 25 Mai 2024 qui ont revu la durée de la transition, il apparaît impertinent d’entretenir une telle institution dans un contexte de radicalisation des charges budgétaires de l’État», lit-on dans un rapport relatif au projet. «Il fallait faire une étude des institutions qui existaient et nous avons eu des rencontres. Nous avons fait des études. Nous nous sommes rendu compte que la CENI était une institution qui aujourd’hui ne répondait pas aux réalités sociopolitiques de notre pays et en plus de ça, était budgétivore », a déclaré le ministre Émile Zerbo. Son budget de fonctionnement annuel hors électorale, selon le gouvernement, s’élève en moyenne à 500 000 000 de francs CFA.

Un plan de redéploiement du personnel se fera en fonction du statut du personnel en présence et selon les besoins et nécessité du service public, a ajouté le ministre Zerbo.
Avec cette dissolution, la CENI vient de connaître le même sort que le Conseil économique et social (CES) et le Médiateur du Faso qui selon le gouvernement sont jugés budgétivore. Cette action s’inscrit également dans la dynamique des nouvelles autorités du pays de réduire le train de vie de l’État et de refonder l’État en faveur des masses populaires.
Par Valentin SOMANDE




























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