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Burkina: Ousmane Bougouma élu président de l’Assemblée législative de transition

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L’enseignant en faculté de droit, Ousmane Bougouma a été élu, le vendredi 11 novembre 2022, président de l’Assemblée législative de transition avec 65 voix sur 67 votants contre deux voix pour sa concurrente la juriste Bénédicte Bailou.

A la suite de la validation des mandats des membres de l’Assemblée législative de transition, par acclamation, il a été désigné Ousmane Bougouma, enseignant de droit, comme leur premier responsable devant présidé l’institution jusqu’à la fin de la transition en juillet 2024.

Il remplace ainsi à ce fauteuil, Aboubacar Toguyeni dont la fonction a pris fin avec l’avènement du coup d’État du 30 septembre 2022, qui a dissout l’Assemblée législative de transition.

Il était en compétition avec la juriste Bénédicte Bailou et l’enseignant Daouda Diallo. M. Diallo a désisté en faveur de son « frère Ousmane Bougouma ».

La validation des mandats et l’élection du président ont été conduites par le bureau d’âge présidé par Boureima Traoré et assisté par les plus jeunes d’âge, Anita Traoré et Fayçal Thiombiano.

Il présidera à la tête d’une institution de 71 députés pour cette 3ème législature de transition qui se composent de onze femmes et de soixante hommes. Dix-huit d’entre eux ont siégé dans la législature précédente.

Parmi ces députés, 20 ont été désignées par le Chef de l’Etat, 16 par les Forces de défense et de sécurité 13 par les Forces vives des régions 12 par les partis politiques et 10 par les organisations de la Société civile.

Le président de l’Assemblée législative de transition et le doyen d’âge Boureima Traoré

« En cet instant, où je bénéficie de votre confiance pour présider au destinés de l’organe législatif de notre cher Faso, je dis merci au tout puissant pour nous avoir permis d’en être les témoins en ce jour », a dit le président de l’Assemblée législative de transition Ousmane Bougouma.

Il a félicité l’ensemble de ses collègues députés qui viennent à l’instant de valider leurs mandats et a fait savoir que « cette exaltante et lourde mission que le peuple (leur) confie aujourd’hui, exige un sens élevé de responsabilité et d’abnégation au travail ». Pour lui ils doivent travailler pour des réformes allant dans le sens de l’intérêt du peuple burkinabè.

La candidate perdante, Bénédict Bailou a félicité le candidat qui a été élu. « Je ne suis pas une candidate malheureuse. Je n’ai pas été élue, ça c’est un fait. C’est une première pour moi. C’était une expérience », a affirmé Mme Bailou pour qui sa candidature à cette élection est un « message envoyé à l’opinion publique pour qu’elle puisse comprendre que les jeunes femmes sont engagées et elles sont prêtes à assumer les hautes responsabilités dans ce pays ».

Selon elle même s’il est vrai qu’il y a « une situation d’urgence, délétère » à laquelle il faut trouver une solution pour sortir de cette situation, « il ne faudrait pas aussi oublier la question du genre qui est très important et qui est transversale à toutes les questions ».

Assemblée législative de transition

« Ce qu’il faut attendre de l’Assemblée législative de transition, ce sont des réformes significatives de nature à impulser une dynamique positive que, déjà, les autorités tentent de faire voir dans le sens de pouvoir sortir le pays qui présentement est dans une mauvaise posture au plan sécuritaire, afin qu’il retrouve sa stabilité d’antan », a laissé entendre le député Arnaud Tindano un des représentants des autres composantes politiques.

Pour lui au-delà de cette question sécuritaire, il y a des questions également d’ « une importance significative », citant des questions de fonctionnement du pays, des reformes des différents secteurs « qu’il faudra vraiment travailler à réaménager afin que (le Burkina Faso) retrouve un fonctionnement souhaité par l’ensemble des Burkinabè ».

Quant au doyen d’âge, il a souhaité que les uns et les autres soient « humbles, francs », qu’ils travaillent dans la « cohésion » et dans « l’intérêt du peuple ». « Il Faut aller vite et bien », dit-il. Pour lui, ils doivent travailler de telle sorte qu’à la fin de leurs mandats, ils soient fiers d’eux-mêmes de ce qu’ils ont pu apporter au pays.

Par Daouda ZONGO