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Burkina: Sur 1100 barrages, seulement 10% sont en bon état

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Photo d'illustration

Le ministre burkinabè de l’Eau et de l’Assainissement, Ousmane Nacro, s’est exprimé le 18 août dernier au journal télévisé de 20h de la RTB, sur la situation des barrages au Burkina Faso. Selon le ministre Nacro, sur les 1100 barrages du parc, seulement 10% sont en bon état et dont la majorité a une moyenne d’âge de 30 ans.

Le Burkina Faso dispose d’un parc d’environ 1100 barrages sur l’ensemble de son territoire. Selon le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ousmane Nacro. Et sur ces 1100 barrages «40% sont en état de dégradation très avancé, 50% sont en état de dégradation moyennement avancé et seulement 10% sont en bon état».

Il a renchéri que ces barrages ont un âge moyen qui tourne autour de 30 ans. «Parmi ce millier de barrages, 900 présentent une moyenne d’âge de 30 ans et ce sont 451 barrages, représentant 41% du parc, qui se trouvent dans un état de dégradation plus ou moins avancé», a-t-il déclaré.

M. Nacro a évoqué des facteurs qui expliquent, selon lui, ce niveau de dégradation des barrages au Burkina Faso, et il a cité entre autres «l’insuffisance de l’entretien courant des barrages par les exploitants; les défaillances dans la conception et la réalisation de certains ouvrages».

 Il a également pointé du doigt les effets du changement climatique. «Nous enregistrons de plus en plus de fortes précipitations à des fréquences rapprochées. Cette situation provoque par moments des surverses de digues avec des dommages préjudiciables à la tenue des ouvrages», a-t-il expliqué en relevant aussi la présence des crocodiles dans les barrages qui creusent des galeries dans les digues pour s’y loger.

Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a, en outre, souligné le mauvaise usage des ouvrages par les populations bénéficiaires «qui ne se gênent pas pour siphonner l’eau en amont ou en aval à partir des motopompes et des tuyaux encastrés dans les corps de digue et talus». Ce qui, selon le ministre Ousmane Nacro, fragilise les ouvrages.

Il a également indiqué que ces usagers s’installent de façon «anarchique» en amont de ces ouvrages et au fur et à mesure que le niveau de l’eau baisse, ils avancent dans les bandes de servitude, voire la cuvette du barrage. «Ce qui a pour conséquence l’ensablement des retenues d’eau», a-t-il déduit.

Le ministre a, par ailleurs, informé que des actions sont entreprises pour pallier ces difficultés. «Mon département a mis en place la police de l’eau dans les 13 régions du Burkina Faso dont la mission principale est de faire appliquer la réglementation en matière d’eau», a déclaré Ousmane Nacro, qui a confié que son département a reçu des instructions «fermes» pour travailler à ce que les ouvrages détruits soient réparés.

Siaka CISSE (Stagiaire)