Les Lions Indomptables sont-ils en train de retrouver leur crinière et tous leurs crocs? Il faut y croire! A se fier à leur parcours dans cette 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations-Maroc 2025, Bryan Mbeumo et ses camarades sont en pleine renaissance. Preuve qu’il ne faut pas vendre la peau du…lion avant de l’avoir tué. Ce dimanche 4 janvier, dans un 8e de finale bien enlevé contre les Bafana-Bafana de l’Afrique du Sud qu’ils ont battus (2-1) pour composter leur ticket pour les quarts de finale, les Lions camerounais ont montré une solidité, mais surtout une solidarité de groupe, et un esprit de gagneur, ingrédients qui font la marque des grandes équipes.
Pourtant, une crise sans précédent entre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le ministère en charge du sport est passée par là! Un séisme de forte magnitude qui a balayé sur son passage le sélectionneur belge Marc Brys et des cadres que certains pensaient inamovibles, notamment le capitaine-buteur, Vincent Aboubakar et le gardien de but, André Onana. Ce remaniement de la sélection, presque de fond en comble, intervenu dans la foulée du triomphe du patron du football camerounais, Samuel Eto’o contre le ministère des sports, était déjà vu par certains observateurs, comme la débâcle annoncée des Lions Indomptables à la Can-Maroc 2025.
Si au vu de leurs résultats et surtout de leur jeu plaisant, discipliné et efficace, les poulains de David Pagou retrouvent un statut de candidat sérieux pour succéder aux champions d’Afrique en titre, les Eléphants de Côte d’Ivoire, il n’en demeure pas moins qu’ils auront encore fort à faire, car ils seront, en face du pays organisateur, le Maroc. Un défi qui sera loin d’être le plus facile pour les Camerounais. Si ce n’est pas une montagne impossible à franchir, ce match ne sera pas non plus une partie de plaisir pour les Lions camerounais aux cinq étoiles de vainqueur de la CAN. Ils devront contrarier les Lions de l’Atlas emmenés par cette marée rouge qui envahit les stades pour pousser à la victoire, à chacune de leurs sorties, Achraf Hakimi, Ayoub El Kaabi, Brahim Diaz et autres Yassine Bounou, Azzedine Ounahi, Noussair Mazraoui, pour ne citer que ceux-ci. Outre le soutien du 12e homme, les Lions Indomptables devront sans doute s’attendre au petit coup de pouce inévitable dont jouit tout pays organisateur, comme celui dont le Maroc a bénéficié en 8e de finale, sous la forme du pénalty non sifflé contre la courageuse équipe de la Tanzanie que les Marocains ont défait par 1-0.
Et même si en 2009, lors des éliminatoires Zone Afrique pour la coupe du monde, les Lions Indomptables avec un certain Samuel Eto’o, deuxième buteur, ont arraché la victoire par 2-0, les Lions de l’Atlas, c’est assurément un gros morceau pour eux. En espérant que ce choc indécis entre «rois de la forêt» tienne toutes ses promesses, dans le fair-play, les Lions, marocains et camerounais, se préparent tous à rugir, le vendredi 9 janvier prochain!
Par Wakat Séra





























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