Accueil Monde Centre du Mali: 10 militaires tués dans une embuscade

Centre du Mali: 10 militaires tués dans une embuscade

1003
0
Pick-up trucks belonging to militants of The Movement for the Salvation of Azawad are seen patrolling along the Mali-Niger border in the deserted area of the Menaka region in Mali during an anti jihadist patrol on February 4, 2018. / AFP PHOTO / Souleymane AG ANARA

Dix militaires ont été tués lors d’une embuscade tendue par des groupes armés dans le centre du Mali, selon des médias, ce vendredi 4 septembre 2020.

« L’attaque a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi (4 septembre 2020), dans une zone proche de la frontière mauritanienne », précise RFI qui ajoute que « plusieurs véhicules ont été emportés par les assaillants ».

Le « bilan provisoire actualisé de l’embuscade de Guiré est de 10 morts, dont un sous-lieutenant, des rescapés retrouvés et quatre véhicules brûlés, une ambulance emportée », indique un rapport interne du ministère de la Sécurité, souligne l’organe de presse Ouest-France.

Le journal français fait noter que c’est la troisième fois que les Forces de sécurité maliennes essuient des « pertes aussi lourdes depuis que les militaires ont pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat le 18 août ».

Quatre soldats maliens avaient été tués et 12 autres blessés le 27 août dernier dans une embuscade imputée aux djihadistes, près de Mopti, dans le centre du pays, avant l’intervention de moyens aériens qui ont permis de « neutraliser » une vingtaine d’ennemis, avait indiqué l’armée.

Quatre soldats avaient également été tués cinq jours plus tôt par l’explosion d’un engin au passage de leur véhicule dans le centre, un des principaux foyers de violences qui ont fait des milliers de morts militaires et civils depuis 2012 au Mali et qui se sont propagées depuis 2015 au Burkina Faso et au Niger voisins.

Le Mali est dans une phase de transition depuis 15 jours, après qu’une junte militaire a renversé le 18 août dernier, le régime du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) qui faisait face à plusieurs mois de manifestations des organisations civile et politique, exigeant son départ sans condition.

Par Bernard BOUGOUM

Laisser un commentaire