Un séisme d’une faible magnitude aurait eu lieu, mardi 16 septembre 2025, à Man, grande ville du Nord-ouest de la Côte d’Ivoire, selon des propos recueillis par des médias locaux auprès des habitants de ladite localité.
Une rumeur persistante de tremblement de terre qui aurait secoué, le mardi 16 septembre 2025, Man, la capitale du District des Montagnes, plonge la population dans un mélange de «frayeur» et de «perplexité». Entre témoignages affirmant avoir ressenti des secousses et démentis, pour d’autres habitants, le doute demeure, alimentant toutes sortes de conjectures.
Selon des habitants de quartiers tels que Gbepleu, Campus, Quartier Domoraud, Zélé, Goudron et Dioulabougou, la terre aurait tremblé aux alentours de 11 heures. Certains rapportent avoir entendu un bruit sourd, suivi de vibrations qui auraient duré quelques secondes. «J’étais assise dans mon salon quand j’ai senti le sol bouger. J’ai immédiatement pris peur et je suis sortie», a dit un habitant cité par nos confrères de l’Infodrome. Ces récits concordent avec d’autres témoignages, évoquant la même sensation de secousse et un mouvement inhabituel du sol. Pris de panique, de nombreux habitants n’ont pas hésité de quitter précipitamment leurs domiciles, redoutant une catastrophe plus grave.
Mais, selon les mêmes sources, cette version des faits ne fait pas l’unanimité. D’autres habitants, notamment du quartier Commerce ou du secteur du commissariat de police du 1er arrondissement, affirment n’avoir rien ressenti. «Pendant qu’on m’appelait pour me dire que la terre tremblait ailleurs, je n’ai absolument rien senti», a témoigné un autre habitant à l’Infodrome. Ces divergences de perception alimentent le scepticisme et renforcent le flou autour de l’événement.
Pour l’heure, aucune autorité, qu’il s’agisse de la mairie, de la préfecture ou des services techniques, n’a confirmé la survenue d’un séisme dans la région.
Les services de météorologie n’ont pas non plus émis de communiqué. Une telle absence d’information laisse la place à toute sorte de spéculations. Certains y voient un véritable tremblement de terre, d’autres évoquent plutôt un mouvement lié à des travaux de grande envergure ou même un phénomène naturel sans lien sismique.
La région de Man, située dans une zone montagneuse, n’est pas connue pour une forte activité sismique. Dans ce contexte, la population reste en attente d’explications claires de la part des experts. «Nous espérons que les autorités feront appel aux sismologues pour nous éclairer. Nous avons besoin de savoir si c’était réellement un séisme ou autre chose», lance un habitant du quartier Domoraud.
En attendant les résultats d’éventuelles vérifications, l’incertitude continue de nourrir les conversations. Dans les maquis, les marchés et les lieux publics, chacun y va de son commentaire, oscillant entre inquiétude et moqueries. Pour certains, il s’agit d’une expérience traumatisante qui révèle la fragilité face aux catastrophes naturelles. Pour d’autres, ce n’est qu’une rumeur amplifiée par la peur collective.
Il faut rappeler que Man est l’une des villes ivoiriennes proches de la Guinée. Ce pays voisin a vécu un tremblement de terre d’une magnitude de «6,3» survenu le 22 décembre 1983 à 4 heures, heure locale au nord-ouest (Koumbia et Gaoual). Son épicentre est situé à 375 km de la capitale Conakry.
Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)




























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