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Djibrill Bassolé entre Maca et clinique : la vie d’un homme en jeu

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(Ph. rfi.fr)

Interné depuis près d’un mois à la Polyclinique internationale de Ouagadougou, le Général Djibrill Bassolé qui souffre de problèmes du cœur est retourné ce soir du mercredi 22 mars 2017 à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca). Pendant combien de temps encore, celui qui est considéré comme un prisonnier politique par ses avocats et les militants de son parti, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), fera-t-il la navette entre la Maca et l’établissement de santé ? Seul le juge en charge du dossier pourra le dire.

Pourtant l’homme qui est accusé, sur la base d’écoutes de conversations téléphoniques  entre lui et Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, était au seuil d’une évacuation sanitaire, la seule voie à même de remettre son cœur au rythme normal. C’est aussi à ce prix, qu’il pourra se soumettre au procès qu’il appelle de tous ses vœux, selon ceux qui l’ont approché sur son lit de malade. Selon des indiscrétions, son état, durant son dernier séjour nécessitait une surveillance particulière de la part des médecins, obligés de prendre régulièrement sa tension qui grimpait trop vite. Sera-t-il l’objet de la même attention dans sa cellule de la Maca ? A quand l’évacuation de Djibrill Yipene Bassolé dans un centre de santé pour des soins appropriés ? Y-a-t-il des blocages exceptionnels qui empêchent le prisonnier Bassolé de jouir du droit de se soigner convenablement ? En tout cas, les juges sont seuls maîtres de la situation et portent la responsabilité historique de sauver la vie d’un homme, avant d’être celle de Djibrill Bassolé. Il importe de dépasser les états d’âmes de certains qui semblent avoir des comptes personnels à régler avec le général. Les martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et ceux du putsch militaire manqué de septembre 2015 ont fait le sacrifice suprême pour que tous les le Burkinabè, puissent jouir de leurs droits, et de tous leurs droits.

En tout cas, la justice militaire qui a bien pris la mesure de la chose et a veillé à ce que Djibrill Bassolé soit transféré, entre temps à la Polyclinique internationale de Ouagadougou, gardera sans doute la même veille afin d’éviter le pire, le cœur étant l’organe vital et surtout celui qui peut surprendre à tout moment. N’ayons pas peur des mots, il peut cesser de battre à tout moment.

Par Wakat Séra