Le Burkina Faso, à travers son ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, Garde des Sceaux, a célébré, le 77e anniversaire de la Déclaration universelle (DUDH), dans la soirée du mercredi 10 décembre 2025, à Ouagadougou. La cérémonie de la DUDH 2025 dénommée « Nuit des droits de l’homme », a été placée sous le thème: « Droits humains, nos essentiels de tous les jours ».
10 décembre 1948 – 10 décembre 2025, cela fait 77 ans que l’humanité a décidé que « tous les êtres humains sont libres et égaux indépendamment de la couleur de leur peau, de leur croyance, de leur religion ou de tout autre caractéristique», à travers l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH).
Pour célébrer cette journée, le ministère burkinabè de la Justice et des Droits Humains, chargé des relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), a organisé, le mercredi 10 décembre 2025, à Ouagadougou, la « Nuit des droits de l’homme ».

Cette activité marque la cérémonie officielle de la journée internationale des droits de l’homme (77e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH). Cette année, la journée est célébrée sous le thème: « Les droits humains: nos essentiels de tous les jours ».
Le thème de cette année rappelle que les droits humains sont « l’essence de nos vies. Ils résument les efforts quotidiens à pourvoir à une vie épanouie et digne qui garantit le sourire, la quiétude et le bonheur qui peut se lire sur tous les visages à travers le monde, et ce, chaque jour », a déclaré, Harouna Kadio, le secrétaire général du ministère en charge de la Justice qui a représenté le ministre Edasso Rodrigue Bayala.
Dans le contexte actuel burkinabè, ce thème traduit la « quintessence des sacrifices des forces armées nationales, des forces de sécurité intérieure ainsi que des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) déployés, par le gouvernement, sur les théâtres des opérations en vue d’assurer la protection des populations et de leurs biens ainsi que la restauration de l’intégrité du territoire », selon M. Kadio.

« Grâce à l’engagement ferme de nos forces combattantes et la mobilisation populaire du peuple burkinabè unis et solidaire, aujourd’hui, plusieurs villages ont été réinstallés permettant aux populations de ces localités de vaquer à leurs occupations quotidiennes, afin d’assurer leurs droits à l’alimentation, au logement, à la santé, aux loisirs et à l’éducation des enfants », a-t-il fait savoir.
Dans un contexte de lutte contre le terrorisme qui est la négation des droits humains, « le Burkina Faso a plus besoin de solidarité et d’accompagnement de la part de ses partenaires sincères plutôt que des rapports très souvent déconnectés des réalités du terrain », a lancé le SG du ministère burkinabè de la Justice, signifiant que c’est pourquoi, à l’image des deux années précédentes, les jeunes sont mis au cœur de la célébration de cette journée à travers un jeu concours plaidoirie sur les droits humains.
Le thème de la commémoration du 77e anniversaire de la DUDH rappelle que les « droits humains ne sont pas des concepts abstraits destinés uniquement aux institutions ou aux textes juridiques ». « Ils sont ce que nous vivons, ce que nous ressentons, ce que nous devons défendre au quotidien, dans nos familles, dans nos écoles, dans nos administrations, dans nos villages, dans nos rues. Ils sont les fondements de notre lien social et les garants de notre dignité collective », a affirmé Zeinab Amza Diaby, la Représentante du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

En célébrant cet événement « au Burkina Faso, terre de résilience et de solidarité, nous ravivons une vérité fondamentale. Aucune société ne peut aspirer à une prospérité durable si elle ne place l’être humain au cœur de ses priorités. Cette réalité se manifeste chaque fois qu’un citoyen recherche justice, éducation, santé, participation ou protection », a-t-elle poursuivi.
Elle a fait noter que l’un des moments phares de cette nuit est la remise officielle des prix de la troisième édition du concours de plaidoiries en droits humains auxquels les jeunes étudiants et étudiantes ont pris part avec « talent et intelligence » sur l’engagement des jeunes dans la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite des migrants. « Chers jeunes, chers lauréats et lauréates, je saisis cette opportunité pour vous adresser mes félicitations très distinguées pour votre engagement, qui est un signal fort adressé au monde entier », a soutenu Mme Diaby.
Le premier prix du concours est revenu à l’Université Thomas Sankara (UTS). Les cinq lauréats, dont quatre étaient présents, ont reçu des attestations de participation, un montant de 300.000 FCFA plus des lots de gadgets. Le deuxième a été remporté par l’Institut Supérieur de Droit International et des droits de l’Homme (ISDIDH). Les gagnants ont reçu des attestations de participation, 100 000 FCFA et des lots de gadgets. L’Université Saint Thomas D’Aquin (USTA) se positionne troisième au terme du jeu. Ses étudiants qui ont pris part à la compétition ont obtenu des attestations de participation, un montant de 75 000 FCFA plus des lots de gadgets.

Le 4e prix a été remporté par l’Université Aube Nouvelle qui a également reçu des attestations de participation un montant de 50 000 FCFA et des lots de gadgets. L’Université Libre du Burkina a obtenu le cinquième prix doté des attestations de participation et des lots de gadgets. Quant aux 6e prix, il est revenu au Centre de Recherche panafricain en Management pour le Développement (CERPAMAD).
Le prix du 1er Meilleur plaideur a été remporté par Christian Ouali, étudiant à l’UTS tandis que la récompense du 2e Meilleur plaideur a été remportée par Sharifa Assita Sanogo, également étudiante à l’UTS. Christian Ouali a reçu 30 000 FCFA et prendra part à une compétition au niveau sous régional. L’étudiante Sanogo a reçu 25 000 FCFA.
Par Bernard BOUGOUM






























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)








