Accueil Editorial Election du président de la BAD: pourquoi Sidi Ould Tah

Election du président de la BAD: pourquoi Sidi Ould Tah

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Jour de vote, ce jeudi 29 mai, pour désigner le successeur de Dr. Akinwumi Adesina qui a épuisé ses deux mandats de cinq chacun. Après les interviews, ce mercredi, des candidats en lice pour occuper le fauteuil de président de la Banque africaine de développement (BAD), l’heure de l’élection a sonné. Les tractations continuent, et les spéculations aussi, faisant monter, de plusieurs crans, le suspense.  Qui de la seule femme du lot, la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, du Sénégalais Amadou Hott, du Tchadien Abbas Mahamat Tolli, du Zambien Samuel Munzele Maimbo ou du Mauritanien Sidi Ould Tah, fera la différence et s’attirera les faveurs des électeurs du jour? Selon les bruits qui suintent des murs épais du Sofitel Ivoire, sauf chamboulement de dernière minute, Dr. Sidi Ould Tah devrait avoir la préférence des votants, même si les scores s’annoncent bien serrés. Mais pourquoi Sidi, comme l’appellent affectueusement ses proches? «Parce que c’est celui qui, fera l’affaire de la BAD, et de l’Afrique, par son profit, mais surtout le pont qu’il contribue déjà à construire entre le continent et les autres parties du monde qui sont bien nanties», a simplement répondu un observateur averti de la vie économique africaine.

Maintenir la BAD dans sa position d’accélérateur du développement

La vraie interrogation pour la BAD, dans le contexte international marqué par le retrait des Etats-Unis d’Amérique, de nombreuses institutions multilatérales, la crise dans les pays européens, les conflits en Ukraine et à Gaza, est de savoir qui peut mobiliser des ressources pour la Banque dans des échéances rapprochées. Une question cruciale pour la BAD, mais dont la réponse n’a pas été longue à trouver. Car, en plus des partenaires traditionnels de de la BAD, dont certains présentent, d’ailleurs, des signes ostensibles d’essoufflement financier, le seul candidat capable d’aller chercher les fonds du Golfe, n’est autre que l’ancien président de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA), Dr. Sidi Ould Tah, qui a tissé un puissant réseau autour du Conseil de coopération du Golfe (GCC).

Dr. Sidi Ould Tah, selon les spécialistes de l’économie, est, de tous les candidats au fauteuil de président de la BAD, le seul aujourd’hui, capable d’injecter de nouvelles ressources pour permettre à la Banque de continuer à tenir son rang d’accélérateur du développement de l’Afrique, et de répondre aux aspirations de tous les pays africains, sans en laisser aucun à quai.

Par ailleurs, Sidi Ould Tah, a fait la preuve qu’il avait la capacité de rendre une institution agile afin qu’elle puisse satisfaire les priorités des bénéficiaires.

Le favori reconnu par ses pairs et la presse spécialisée

Il faut le dire de go, le Mauritanien Sidi Ould Tah fait figure de favori, face aux quatre autres candidats en présence, en l’occurrence le Zambien Samuel Munzele Maimbo, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, le Sénégalais Amadou Hott, la vice-présidente sortante de la BAD, la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala. Un statut qu’il doit, en partie, aux 10 ans de son passage à la tête de la BADEA, célèbre institution à laquelle il a impulsé une transformation remarquable. En témoigne le respect de ses pairs et de la presse spécialisée dans le domaine.

Dr. Sidi Ould Tah, jouit d’un capital confiance qui transcende les frontières du continent pour lequel il consacre tous ses efforts, notamment en matière d’innovations. Loin des harangues et calculs dont les politiciens et autres vendeurs d’illusions oeuvrent et abusent, celui qui a pris la tête, en 2015, de la BADEA, avait déjà, une parfaite maîtrise, non seulement des difficultés socio-économiques de l’Afrique, mais surtout des pistes de solution adéquates.

Une meilleure intégration régionale

«Si je devais mettre en avant un domaine qui nécessite un engagement plus soutenu, je dirais, sans hésiter, les infrastructures, tant physiques que numériques», révélait-il à nos confrères de Notre Afrik, dans un entretien exclusif, l’un des rares où il s’est véritablement lâché. Pour lui, l’Afrique des guerres et des maladies, constitue un cliché et non le frein au développement du continent. En tout cas, selon Dr. Sidi Ould Tah, replacer le continent noir sur la trajectoire idoine et lui fait occuper la place qui est la sienne sur l’échiquier mondial est loin de nécessiter un miracle. Florilège tiré toujours du N° 99 du trimestriel panafricain: «L’Afrique a un immense potentiel de croissance, mais celui-ci est freiné par un déficit chronique en infrastructures. Les routes, les ports, les aéroports, les réseaux électriques et les infrastructures numériques sont les artères vitales de toute économie. En investissant massivement dans ces domaines, nous pouvons stimuler un flux économique continental interne sans précédent. Une meilleure intégration régionale, facilitée par des infrastructures modernes et performantes, aura un effet d’entraînement sur tous les autres secteurs. Les échanges commerciaux seront facilités, les coûts de production réduits, et de nouvelles opportunités d’affaires verront le jour. Cela permettra de créer de l’emploi, de réduire la pauvreté et de renforcer les économies africaines.»

Le levier des infrastructures est capital pour l’Afrique

Pour l’avenir de l’Afrique qu’il entrevoit radieux, avec une BAD qui épouse les véritables aspirations de tous les Etats membres et de leurs populations, Dr. Sidi Ould Tah est persuadé qu’il faut travailler, dans un même élan, et surtout dans l’union et l’unité, pour relever le défi, des infrastructures. «En somme, l’investissement dans les infrastructures est capital pour l’avenir de l’Afrique. Il s’agit d’un levier puissant pour accélérer la croissance économique, réduire les inégalités et renforcer la résilience du continent face aux défis globaux.» Foi du candidat mauritanien, qui se réclame, lui, avec son humilité légendaire, comme le candidat de l’Afrique, pour une «BAD pour tous».

Dr. Sidi Ould Tah, qui a su doubler la capacité d’investissement de la BADEA, ne se fixe aucune limite pour en faire de même pour la BAD au compte de qui il est certain de mobiliser les ressources en sortant des canaux traditionnels. Du reste, sous son magistère, la BADEA a mené une pêche fructueuse de ressources au Moyen-Orient, «pour financer des projets en Afrique». Au vu des performances de taille XXL qu’il a réalisées avec la BADEA, «nul doute que c’est l’homme qu’il faut aujourd’hui pour diriger une BAD qui a besoin de mobiliser davantage de ressources, de parvenir à une restructuration réussie de la dette et donner un souffle nouveau à l’intégration régionale. Le parcours riche de grandes responsabilités, dont celui de ministre en charge de l’Economie et des finances de son pays, renforce la conviction de ceux, et ils sont nombreux, à avoir placé leur confiance en Sidi Ould Tah,  qui agit plus qu’il ne parle.

Le profil idéal

Qui, mieux que la Tanzanienne Frannie Leauthier, ancien vice- Présidente de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement peut dresser le profil idéal du prochain président qui fera de la BAD, un outil fort pour le développement d’une Afrique contrainte au relèvement de grands défis? «Je suis convaincue que, sous sa direction à la Banque, il libérera le potentiel de la finance pour répondre aux contraintes de la dette et du coût du capital en Afrique, accélérera le rythme du développement et de l’innovation en apportant des financements à l’économie réelle et en créant des emplois, exploitera la créativité au sein de la BAD et de ses pays membres pour des solutions innovantes, et trouvera des moyens uniques de valoriser la nature, car le financement de la nature représente une opportunité majeure pour l’Afrique. Je suis convaincue que, sous sa direction à la Banque, il libérera le potentiel de la finance pour répondre aux contraintes de la dette et du coût du capital en Afrique, accélérera le rythme du développement et de l’innovation en apportant des financements à l’économie réelle et en créant des emplois, exploitera la créativité au sein de la BAD et de ses pays membres pour des solutions innovantes, et trouvera des moyens uniques de valoriser la nature, car le financement de la nature représente une opportunité majeure pour l’Afrique.»

Par Wakat Séra