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Elections 2020 au Burkina: la CODER se dit « satisfaite » du travail de la CENI

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Dr Ablassé Ouédraogo, (milieu), président de la CODER

Le président de la Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation nationale (CODER, opposition), Ablassé Ouédraogo, a déclaré le jeudi 4 octobre 2018, que l’organisation politique qu’il préside est « satisfaite » du travail, notamment les reformes que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est en train d’opérer en vue des échéances électorales de 2020 au Burkina Faso.

Au regard de la crise qui oppose le premier responsable de la CENI Newton Ahmed Barry et des commissaires de l’opposition, la CODER a invité les dirigeants de l’organe électoral pour en savoir plus que sur ce qui se dit à travers les médias. « Je voudrais rassurer les Burkinabè sur l’utilité de la rencontre qui a duré trois heures que nous venons d’avoir ce soir » car elle a permis à la CODER de « demander au président de la CENI des informations sur les préparatifs en cours de son institution en vue des échéances électorales futures », a déclaré à la fin de la réunion Ablassé Ouédraogo, par ailleurs président de Le Faso Autrement.

Pour M. Ouédraogo, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2015, « il n’y a pas eu de secret » à cette rencontre. « Tout le monde sait que si on veut avoir une période post-électorale calme, paisible, empreinte de stabilité, c’est dans les préparations qu’on doit mettre l’accent », s’est dit convaincu Ablassé Ouédraogo. Les échanges entre les responsables des partis membres de la CODER et de la CENI ont « concerné essentiellement l’élaboration du fichier électoral et puis les règles qui doivent être arrêtées par tout le monde pour gérer ces élections-là, à savoir le Code électoral », a-t-il précisé.

Les opposants au pouvoir du régime du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont eu « des informations qui (leur) ont permis de comprendre ce qui est en cours à la CENI ». « C’est extraordinaire », s’est réjoui Dr Ablassé Ouédraogo qui a noté qu’ « ) ce jour, tous les membres de la CODER qui ont participé à cette rencontre sont convaincus qu’avec l’évolution du temps, le Burkina Faso n’a pas le choix que de rentrer dans la mise en place de la plateforme technique qui allie l’utilisation de la technologie moderne et puis bien sûr, la continuation du recensement sur le terrain ».

« Il faut que les Burkinabè comprennent que nous sommes dans un monde de modernité et nous ne pouvons pas rester en dehors de cette évolution », a insisté le président de la CODER qui a poursuivi que « nous avons aussi compris que pour ce qui est des documents de votation, à terme on finira par adopter la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) parce que les deux documents aujourd’hui qui sont retenus pour le vote, c’est le passeport et la CNIB ».

Mais pour établir le passeport, « vous avez besoin nécessairement d’avoir une CNIB et donc pour être logique, le seul document qui est retenu pour les votes, c’est la CNIB. Le passeport c’est pour la diversité mais dans la réalité pour établir le passeport, il faut une CNIB », a-t-il estimé.

Quant au Code électoral actuel qui est dénoncé par l’opposition, Ablassé Ouédraogo a indiqué que « tel qu’il a été adopté et ça n’a pas été par consensus, les acteurs politiques devraient revoir leur copie pour prendre en compte, toutes les préoccupations des uns et des autres, de façon à n’exclure personne dans le processus électoral qui va arriver ».

Rencontre entre les dirigeants de la CODER et la CENI

La séance que la CODER « a eue ce soir nous a permis de comprendre ce qui se passe à la CENI. Nous pouvons dire que le travail qui est fait donne satisfaction et nous encourageons le président (Newton) Barry et toute son équipe, à aller de l’avant dans la modernisation des moyens que la CENI doit disposer pour organiser des élections transparentes, équitables, à même de permettre d’avoir une situation de paix à la fin des opérations électorales ».

« Nous voulons lancer un appel à tout le personnel de la CENI de soutenir le programme qui est en cours parce que des explications que nous avons reçues, ce programme va aider le Burkina Faso à avoir des élections qui stabilisent le pays, qui mettent le pays dans la paix au bout de toutes les opérations que nous sommes en train de préparer ».

Et puis, si au niveau de la CENI, « il y a un décalage, cela pourrait ne pas respecter le calendrier que nous connaissons (qui fixe) les prochaines élections pour la présidence du Faso en fin novembre 2020 », a-t-il averti en invitant les acteurs politiques « à ne pas jouer à faire glisser pour que cette date ne soit pas maintenue parce que ce n’est dans l’intérêt d’aucune personne ». La CODER a demandé à la CENI « de mieux communiquer, dialoguer, expliquer aux populations le travail gigantesque qu’elle est en train de faire », a conclu Dr Ablassé Ouédraogo.

« Le président de la CODER, Ablassé Ouédraogo, nous a fait l’honneur de nous inviter pour nous écouter sur ce que nous avons entrepris au niveau de la CENI, dans le cadre des échéances (électorales) à venir », a dit pour sa part Newton Ahmed Barry qui a salué l’esprit de cette rencontre car « les échanges étaient très intéressants, fraternels et fructueux ».

Selon le président de la CENI, « évidemment » lui et son équipe « ont pu donner toutes les informations qu’ils (responsables de la CODER) demandaient surtout sur la question de la révision du fichier électoral, par rapport à aujourd’hui la question fondamentale de la plateforme ».

Par Bernard BOUGOUM

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