
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a affirmé, le jeudi 21 août 2025, lors de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique à Yokohama au Japon, que l’Afrique dispose de tous les atouts pour devenir une «superpuissance du renouvelable», en parlant de l’énergie verte, selon nos confrères de l’AFP. Il a insisté sur la nécessité d’investissements massifs afin de transformer ce potentiel en moteur de développement durable.
Dans son intervention, au cours de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique qui se tient au Japon du 20 au 22 août 2025 à Yokohama, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres a mis en avant, ce jeudi 21 août 2025, la richesse énergétique du continent africain.
“L’Afrique a tout ce qu’il faut pour devenir une superpuissance du renouvelable, du solaire et de l’éolien aux minéraux critiques qui alimentent les nouvelles technologies”, a fait savoir M. Guterres.

Pour le secrétaire général de l’ONU, si ces atouts, notamment, l’ensoleillement et le potentiel éolien dont dispose l’Afrique, sont valorisés par des investissements suffisants, le continent pourrait non seulement combler son déficit énergétique interne, mais également devenir un acteur majeur de la transition mondiale vers les énergies propres.
Malgré ces ressources naturelles, près de 600 millions d’Africains restent privés d’accès à l’électricité, selon les estimations de la Banque mondiale. Une situation qui freine le développement économique et social, accentue les inégalités et limite l’accès à des services essentiels tels que la santé et l’éducation.
Le secrétaire général de l’ONU a ainsi appelé les gouvernements africains, les investisseurs privés et les partenaires internationaux à renforcer leur coopération. Il a rappelé la promesse faite par les pays développés de mobiliser chaque année 100 milliards de dollars en faveur du financement climatique, exhortant à concrétiser ces engagements pour soutenir la transition énergétique du continent.

Pour l’ONU, la mise en place de grandes infrastructures renouvelables pourrait créer des millions d’emplois verts et permettre à l’Afrique de «sauter l’étape des énergies fossiles». Plusieurs projets phares vont déjà dans ce sens: le Grand barrage de la Renaissance en Éthiopie, les immenses parcs solaires du Maroc et de l’Afrique du Sud, ou encore les projets d’interconnexion des réseaux électriques entre États africains.
Ce message, qui place l’Afrique au cœur de la lutte contre le changement climatique, sonne aussi comme une opportunité stratégique. «L’Afrique peut devenir un leader mondial du renouvelable si elle fait de ce potentiel une priorité, avec le soutien de la communauté internationale», a conclu Guterres.
Nourah THIOMBIANO (stagiaire)





























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