La conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO a levé, le mercredi 28 janvier 2026, avec «effet immédiat», toutes les sanctions qui avaient été imposées contre la République de Guinée et les personnes impliquées dans le processus de transition. Cette décision a été prise à l’issue de l’élection présidentielle jugée « exemplaire » et saluée par les observateurs internationaux, marquant le retour de ce pays à l’ordre constitutionnel.
Après environ cinq années d’expulsion de toutes les instances de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée vient d’être réintégrée et retrouve pleinement sa place dans les organes de l’institution régionale.
En effet, lors de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le 28 janvier 2026, à Abuja, il a été décidé de la levée de toutes les sanctions qui avaient été prises à la suite du coup d’État de septembre 2021. C’est une décision qui fait suite à «l’aboutissement du processus de transition» dans le pays du général Mamadi Doumbouya, désormais président démocratiquement élu, et l’organisation d’un scrutin salué dans son ensemble par les organisateurs internationaux selon CEDEAO.
Le pays avait été suspendu de toutes les instances de l’organisation régionale au lendemain du coup d’État de septembre 2021 qui a porté le général Mamadi Doumbouya au pouvoir. Ce dernier, dans un mode de gestion avec beaucoup de ses opposants en exil, a largement remporté la présidentielle du 28 décembre dernier avec «86,72%» des voix exprimées. L’instance régionale soutient que cette élection «a créé une atmosphère favorable à la restauration de la gouvernance démocratique et au respect de l’État de droit en Guinée».
La conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a tenu à féliciter le président «Mamadi Doumbouya pour son élection et son investiture en tant que président de la République de Guinée et l’encourage à poursuivre des politiques visant la cohésion sociale, l’unité nationale et la prospérité inclusive du peuple guinéen».
Elle encourage le gouvernement guinéen à «tirer parti du rétablissement de l’ordre constitutionnel pour intensifier le dialogue national entre toutes les parties prenantes guinéennes afin d’assurer une grande inclusion, la cohésion sociale et le consensus national à l’approche des élections législatives et au-delà».
Par ailleurs, elle demande au nouveau gouvernement guinéen d’«intensifier ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, ainsi que le développement économique et social» tout en félicitant tous les acteurs qui ont accompagné le processus de transition guinéen jusqu’à son aboutissement.
Les dirigeants Ouest africains ont enfin chargé la Commission de la CEDEAO d’élaborer des initiatives visant à soutenir le peuple guinéen dans ses efforts de reconstruction et de consolidation de la paix.


Par Valentin SOMANDE






























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