Dans un contexte de transformation des chaînes logistiques mondiales, le port de Lomé s’impose comme un hub maritime stratégique en Afrique de l’Ouest. Grâce à Lomé Container Terminal (LCT), infrastructure ultramoderne développée par le géant mondial MSC, la capitale togolaise est devenue une plaque tournante du transbordement en Afrique. Constat fait le mercredi 16 juillet 2025.
À l’heure où la compétitivité portuaire est un enjeu clé pour le commerce international, le terminal à conteneurs de Lomé affiche des performances qui rivalisent avec les standards européens. Construit et exploité par le groupe Mediterranean Shipping Company (MSC), LCT fait aujourd’hui du port autonome de Lomé, l’un des ports les plus modernes du continent africain.
Un hub régional de transbordement
LCT est l’un des 75 terminaux exploités par MSC à travers le monde, et il se distingue nettement sur le continent africain. Selon la direction du terminal, Lomé figure parmi les cinq meilleurs ports du réseau MSC en Afrique, surpassant même certains ports européens historiques comme Le Havre ou Anvers en termes de productivité.

Cette infrastructure de dernière génération a permis au port de Lomé d’être le premier de la sous-région à accueillir les plus grands navires porte-conteneurs du monde. Une avancée rendue possible grâce à un tirant d’eau naturel, une profondeur de quai optimale, et un équipement de manutention de très haute technologie.
Aussi, Lomé Container Terminal joue un rôle central dans la stratégie de transbordement du groupe MSC en Afrique. En 2024, 651 navires ont fait escale au port de Lomé, dont une grande majorité dans le cadre du transbordement. Près de 93 % des marchandises manipulées à Lomé sont en effet réacheminées vers d’autres destinations dans la sous-région ou au-delà.
Cette position de hub logistique confère à Lomé un rôle stratégique dans la fluidification des échanges entre l’Europe, l’Asie et les ports secondaires d’Afrique de l’Ouest et centrale. À la croisée des grandes routes maritimes, le terminal permet des économies d’échelle et une optimisation des délais de livraison.

Une plateforme logistique compétitive et attractive
Au-delà de ses capacités techniques, LCT bénéficie d’un avantage administratif majeur : son statut de zone franche. Les opérations portuaires s’effectuent sans contrôle douanier à l’intérieur du terminal, ce qui permet un traitement accéléré des cargaisons. Ce dispositif a largement contribué à la réputation du port en matière de rapidité et d’efficacité.
Au delà, le terminal emploie plus de 1 000 personnes en direct, avec des retombées économiques importantes sur l’ensemble de la chaîne logistique nationale. Il constitue également un modèle de gouvernance portuaire en Afrique, combinant partenariats public-privé et investissements étrangers stratégiques.
Avec LCT, Lomé devient un symbole de la montée en puissance de l’Afrique dans le commerce maritime mondial. Jadis considéré comme un port secondaire, le terminal togolais s’est hissé au rang des plateformes incontournables grâce à une vision claire, des investissements ciblés et une gestion tournée vers la performance.
« L’époque des ports africains vétustes est révolue. Aujourd’hui, Lomé dispose d’un terminal de rang mondial, parmi les plus performants du réseau MSC. Ce n’est pas une formule marketing : les chiffres parlent d’eux-mêmes », résume un responsable du site.
À l’heure où les flux commerciaux mondiaux recherchent fiabilité, efficacité et connectivité, Lomé Container Terminal incarne un avenir maritime africain résolument ancré dans la modernité.
Par Bernard BOUGOUM, envoyé spécial de Wakat Séra à Lomé






























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