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Lutte contre le Covid-19 au Burkina: difficultés pour mobiliser les tests de dépistage en quantité

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Christophe Dabiré, Premier ministre burkinabè

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a présidé ce lundi 11 mai 2020, la deuxième session du Comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19. Cette rencontre, qui a été l’occasion d’installer le nouveau comité, a permis à ses membres, de discuter de la feuille de route qui a été présentée et d’échanger sur les actions urgentes à prendre, en vue de stopper la propagation du coronavirus dans notre pays.

Afin de lutter plus efficacement contre la maladie du coronavirus qui sévit au Burkina Faso, le Gouvernement a décidé de restructurer le Comité créé par arrêté, au mois de mars dernier. Un nouveau comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19 a ainsi été mis en place, ce lundi 11 mai 2020 en fin de matinée, au cours de la 2e session de cette structure, qui s’est tenue à la Primature.

De l’avis du chef du Gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré, un Secrétariat exécutif va servir d’interface entre le président de ce Comité, les départements ministériels et les différentes régions du pays.

M. Dabiré a indiqué que le Comité national de gestion de la crise disposera de comités sectoriels dans un certain nombre de départements ministériels, pour traiter de questions spécifiques, et de comités régionaux, pour travailler sur le terrain, dans la prise en charge du Covid-19.

Il s’est réjoui du fait que les décisions prises par le Président du Faso, sous les suggestions éclairées du Comité, ont permis de limiter la propagation de la maladie, et soulager de nombreux patients.

Saluant la mémoire des personnes disparues, le Premier ministre a invité les membres du Comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19 à redoubler de vigilance, et renforcer les actions, pour sortir notre pays de cette situation difficile.

A la fin des travaux, le Premier ministre, par ailleurs président du Comité, a révélé les actions urgentes qui seront prises, pour mettre fin à la maladie. La première consiste à élaborer un plan global qui fasse la situation de la maladie, des principales orientations et de la mobilisation des ressources, en faisant apparaître le gap qu’il faut prendre en charge avec les partenaires techniques et financiers.

Une vue des participants à la rencontre au Premier ministère

« Nous avons également demandé à ce que le ministère de la Santé revoie certaines dispositions du plan de riposte adopté par le Gouvernement en Conseil des ministres », a confié Christophe Joseph Marie Dabiré.

Toujours dans l’optique d’améliorer la gestion de la pandémie, il a été décidé d’élaborer un nouveau plan de communication. Celui-ci doit permettre de faire en sorte que les populations adhèrent à l’idée selon laquelle la maladie est une réalité dans notre pays, et qu’elles adoptent les bonnes pratiques en matière de gestes barrières.

Sur la question de la disponibilité des tests de dépistage en quantité, le Premier ministre a expliqué qu’au niveau international, il y a des difficultés pour mobiliser les réactifs. « Le monde entier en demande et le Burkina Faso n’est pas toujours le premier sur la ligne de départ », a-t-il déploré, avant de préciser que le ministère de la Santé a une initiative qui va dans le sens de multiplier le nombre de tests.

Pour Christophe Joseph Marie Dabiré, une réflexion doit être menée sur la stratégie de prise en charge de la maladie. En effet, selon lui, les tests de dépistage ne devraient pas constituer le seul moyen d’identifier les personnes contaminées par le virus.

Il a salué la participation à cette session, des représentants des partenaires techniques et financiers, notamment la troïka, l’OMS et la société civile.

DCRP/Primature

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