La Cour suprême de Madagascar a rejeté, le jeudi 28 mai 2026, une requête déposée par un député de l’opposition visant à obtenir la destitution du président de transition, le colonel Michaël Randrianirina. Les juges ont estimé que la démarche ne respectait pas les dispositions constitutionnelles encadrant une telle procédure.
La tentative de destitution engagée contre le colonel Michaël Randrianirina n’aura pas abouti. La Cour suprême malgache a déclaré irrecevable, le jeudi 28 mai 2026, la requête introduite par le député d’opposition Antoine Rajerison, qui accusait le chef de l’État de «transition» de «manquements graves» à la Constitution.
Dans son recours adressé à la Haute Cour constitutionnelle, le parlementaire reprochait au dirigeant, au pouvoir depuis le 17 octobre 2025, des «violations graves et répétées» de la loi fondamentale, notamment dans le cadre de certaines nominations effectuées au sein de l’appareil d’Etat. Il estimait que ces actes pouvaient être assimilés à une forme de trahison justifiant sa destitution.
Mais, après examen du dossier, la Cour a conclu que la procédure ne remplissait pas les critères exigés par la Constitution pour engager la responsabilité du chef de l’État. Les magistrats ont ainsi jugé la requête irrecevable, mettant un terme à cette initiative de l’opposition.
Cette décision intervient alors que Madagascar poursuit sa transition politique. Les autorités se sont engagées, à travers une feuille de route, à doter le pays d’une nouvelle Constitution et à organiser une élection présidentielle avant la fin de l’année 2027.
Par Valentin SOMANDE






























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)








