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Médias burkinabè: le Dr Koffi Amétépé décédé à 49 ans

Le Dr Koffi Amétépé, journaliste, formateur, chroniqueur et enseignant-chercheur à l’Université Norbert Zongo, est décédé à Ouagadougou dans la soirée du 21 décembre 2019 à l’âge de 49 ans des suites d’une courte maladie, à l’hôpital de Tengandogo, ex-hopital Blaise Compaoré. L’inhumation de l’infatigable Koffi comme nous l’appelons à Wakat Séra s’est déroulée ce dimanche 22 décembre, dans la capitale burkinabè, au cimetière de Toudbwéogo, en présence de parents, proches, amis, étudiants et confrères journalistes du regretté. Les ministres en charge de la Défense Chérif Sy, de la Communication Rémi Fulgence Dandjinou et de la Fonction publique Séni Ouédraogo ont également tenu à rendre un dernier hommage à Koffi Amétépé. 

On reconnaît ici les ministres Rémis Fulgence Dandjinou et Chérif Sy (en blanc bras croisés)

Le monde des médias burkinabè est une fois de plus endeuillé par la disparition brutale de Dr Koffi Amétépé, qui a tiré sa révérence, laissant derrière lui une inconsolable famille dont une femme et trois enfants.

Titulaire d’une Thèse de Doctorat unique en Philosophie morale et politique et d’un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en Histoire de la Philosophie et Philosophie pratique obtenu à l’Université de Ouagadougou, M. Amétépé a joué un rôle important dans l’univers des médias burkinabè en tant que consultant de renom en journalisme et communication.

Enseignant-chercheur à l’Université Norbert Zongo où il venait à peine de démarrer ses cours, ce géant de la presse burkinabè, admiré pour ses analyses pointues, donnait également des cours de communication et journalisme à l’Université Joseph Ki Zerbo, la plus grande université publique du Burkina, ainsi que dans plusieurs autres universités privées du pays des « Hommes intègres ».

Cet éminent confrère qui était aussi un excellent formateur maîtrisant à merveille  l’utilisation des nouvelles technologies dans les médias électroniques, a été également Conseiller technique en Communication de Moumina Chérif Sy, au moment où celui-ci était président du Conseil National de la Transition (CNT) et ensuite Haut représentant du président du Faso.

Titulaire d’un certificat d’Etudes religieuses et pédagogiques de l’Institut supérieur des Sciences religieuses et pédagogiques du Centre Lassalien Africain d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’homme que les professionnels du journalisme et de la communication pleurent, a commencé en tant que journaliste au début des années 2000. De reporter, rédacteur en chef délégué du défunt quotidien privé burkinabè «24 heures», Koffi a gravi les échelons sans passer par la courte échelle, ce qui a renforcé l’estime que lui vouait les jeunes journalistes qui lui témoignaient un profond respect, vu son parcours exemplaire.

Infatigable et acharné au travail méthodique, c’est en 2001 que Koffi Amétépé a rejoint « Les éditions le Pays », avant de déposer pour quatre ans sa valise à l’hebdomadaire satirique, le « Journal du Jeudi », JJ.

Quelques temps après le Journal du Jeudi qu’il quitta en 2014, il travaillera dans le même temps pour plusieurs journaux de la place dont les Magazine Fasozine et Notre Afrik et collaborait aussi avec France télévision (AITV), TV5 et  VPRO/Metropolistv, une télévision néerlandaise. « Le Dr Koffi a longtemps collaboré avec l’Hebdomadaire Bendré et sa plume était particulièrement appréciée de nos lecteurs », a precisé le journal d’investigation Bendré qui a diffusé son parcours académique et professionnel.

« Très engagé dans la défense de la liberté d’expression et de presse, il conduit depuis 2016 avec brio les différents rapports sur l’Etat de la liberté d’expression au Burkina pour le Centre national de presse Norbert Zongo », ajoute Bendré qui poursuit qu’entre 2000 et 2008,  Koffi Amétépé a été Coordonnateur du Réseau d’Initiatives des Journalistes (RIJ). Il est resté de 2000 jusqu’à son décès, membre de l’Association des Journalistes du Burkina (AJB). En 2004, Koffi a cofondé avec d’autres confrères l’Association des journalistes culturels du Burkina et en 2007, le Réseau d’Information et de Communication sur l’Hygiène, l’Eau potable et l’assainissement.

Très attaché également aux valeurs de probité et d’intégrité, Koffi a été chargé de l’information et de la communication du Réseau national de lutte anti- corruption (REN-LAC) entre 2006 et 2007. Il a publié en janvier 2012 aux Editions universitaires européennes, «L’essence politique de la publicité».

«Les TIC ne sont pas un miracle», paru dans l’ouvrage collectif de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, «Usages innovants des TIC en Afrique » et « La presse au cœur de l’analyse», Presses des Imprimeries Midi/Occident, Dakar Sénégal, Novembre 2008, font aussi partie aussi de ses publications bien prisées par les professionnels des médias.Connu pour son ardeur au travail bien fait, son ouverture d’esprit, sa disponibilité, entre autres, l’homme était aussi un grand coach motivateur.

Né le 16 octobre 1970 à Sato-Copé  au Togo, il obtient en juin 1989 son Baccalauréat série D (Mathématiques et Science de la nature) au Lycée d’Atakpamé toujours au Togo, la terre de ses ancêtres.

Adieu Koffi! Adieu cher formateur et enseignant-chercheur! Que la terre te soit légère. Toute l’équipe de Wakat Séra qui a bénéficié de tes formations, présente à ta famille biologique et au monde des médias, ses sincères condoléances!

Par Bernard BOUGOUM 

Encadré

L’oraison funèbre du Centre national de presse Norbert Zongo à Koffi Amétépé

La Centre national de presse Norbert Zongo a rendu un vibrant hommage à l’émérite journaliste et formateur

La grande faucheuse vient de frapper dans le monde des Médias. Notre cher ami et confrère Dr Koffi Amétépé nous a quittés hier 21 décembre 2019 dans la soirée, à la fleur de l’âge.

A 49 ans, il laisse derrière lui une femme et 3 enfants inconsolables mais aussi des confrères et des amis sans voix.

Cher Koffi, c’est ainsi que presque les habitués ou membres du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo t’appelaient. Tant tu étais familier avec la plupart de ses animateurs.

Formateur et consultant, tu enseignais également le journalisme et la communication dans plusieurs écoles et universités de la place. En tant que journaliste tu as apporté ta touche particulière dans plusieurs rédactions. Tu as fait ton baptême de feu dans la presse Burkinabè au début des années 2000 comme reporter, rédacteur en chef délégué au quotidien privé burkinabè «24 Heures ».

En 2001, tu as rejoint le Quotidien Le Pays où tu resteras 4 ans avant de rejoindre le Journal du Jeudi jusqu’en 2014. Tu as également travaillé dans le même temps pour plusieurs journaux de la place dont les Magazine Fasozine et Bendré et collaborait aussi avec France télévision (AITV), TV5 et  VPRO/Metropolistv, une télévision néerlandaise en partenariat avec Semfilms. Bref, un peu plus d’une décennie tu as accomplie une carrière journalistique impressionnante.

Mais ta contribution au monde des médias ne s’arrête pas là. Entre 2000 et 2008, tu as a été Coordonnateur du Réseau d’Initiatives des Journalistes (RIJ).

Tu es resté de 2000 jusqu’à ton décès, membre de l’Association des Journalistes du Burkina (AJB).

Très engagé dans la défense de la liberté d’expression et de presse, tu as conduit depuis 2016 avec brio les différents rapports sur l’Etat de la liberté d’expression au Burkina pour le Centre national de presse Norbert Zongo. En mai dernier tu as présenté celui de 2018. Nous étions loin de nous imaginer que c’était le dernier

Journaliste, formateur, consultants, tu as rendu d’importants services au monde des médias du Burkina et contribué fortement au programme de formation des journalistes du CNP-NZ.

Enseignant-chercheur à l’Université Norbert Zongo où tu venais à peine de démarrer les cours, tu a été également chargé de cours à l’Université Joseph Ki Zerbo ainsi que dans plusieurs universités privées du Burkina Faso.

Conseiller technique en Communication du Président du Conseil National de la Transition (CNT),  Chériff Sy en 2015, tu a aussi occupé le poste de conseiller du Haut Représentant du Président du Faso.

L’Homme que la presse Burkinabè pleure aujourd’hui était un grand travailleur, intelligent, ouvert et disponible. Coach motivateur, Koffi, tu étais aussi un formateur et un modèle pour les jeunes journalistes.

Koffi! les mots ne suffiront pas pour te rendre hommage!

Va en paix cher confrère, cher ami!

Que la terre du Burkina Faso te soit légère!

Nous implorons Allah, le Très Haut et le très miséricordieux pour qu’il t’accueille dans son royaume.

Adieu Koffi!

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