Accueil A la une Mise en accusation de Blaise Compaoré : la réaction du gouvernement

Mise en accusation de Blaise Compaoré : la réaction du gouvernement

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré a été mis en accusation dans le dossier de l’assassinat du père de la révolution Thomas Sankara et est visé par un mandat d’arrêt international. Le ministre en charge de la Communication, Ousséni Tamboura, a réagi au sortir du traditionnel Conseil des ministres de ce mercredi 14 avril 2021, laissant entendre que le gouvernement « prend acte » de la décision de justice et se réjouit de l’avancée du dossier.

Le ministre burkinabè en charge de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, a dit constater que le dossier de l’assassinat du « Che Guevara africain » « avance vers son épilogue » et que « le gouvernement prend acte » de la mise en accusation de 14 personnes dont l’ex-chef de l’Etat Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré qui purge actuellement 20 ans de prison dans l’affaire putsch manqué du 16 septembre 2015 et Hyacinthe Kafando qui est hors du pays et est visé également par un mandat d’arrêt international.

« Le gouvernement a constaté les progrès dans ce dossier de justice », a affirmé M. Tamboura, soutenant que « c’est un dossier emblématique » et « un procès qui est attendu depuis très longtemps par (le Burkina) et par beaucoup d’observateurs ».

Affaire Thomas Sankara: enfin le bout du tunnel?

Il n’a pas souhaité commenter cette décision de justice qui met en accusation l’ex-président qui a fait 27 ans à la tête du pays et qui a été obligé de s’exiler en Côte d’Ivoire, à la suite des manifestations violentes d’octobre 2014. « Comme vous le savez, le gouvernement se garde souvent de commenter des décisions de justice », a-t-il répondu à la presse, appuyant que le gouvernement « n’a pas de commentaire particulier sur ce dossier ».

Le père de la révolution burkinabè, Thomas Sankara a été assassiné avec 12 de ses compagnons, le 15 octobre 1987, au Conseil de l’Entente, à Ouagadougou. Ce coup de force a porté au pouvoir le capitaine Blaise Compaoré, son frère d’arme et ami, qui a conduit le Burkina Faso jusqu’en fin octobre 2014.

Par Daouda ZONGO

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