Dans un communiqué rendu public, le dimanche 7 juin 2026, par l’armée nigériane, les forces engagées dans une opération dénommée «opération Hadin Kai» ont annoncé avoir secouru 360 personnes retenues par des combattants de la faction JAS de Boko Haram dans les monts Mandara, au nord-est du pays. Cette intervention, préparée durant plusieurs semaines grâce à un important dispositif de renseignement, a permis de libérer des centaines de captifs malgré des conditions particulièrement difficiles.
360 personnes détenues par des combattants du groupe Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’awati wal-Jihad (JAS), une faction de Boko Haram ont été libérées par l’armée nigériane dans le cadre d’une opération portant le nom «opération Hadin Kai» dans les monts Mandara, situés dans le sud de l’État de Borno.
Dans un communiqué publié, le dimanche 7 juin 2026, le commandement militaire indique que ladite opération a été conduite par des unités des forces spéciales appuyées par les troupes du Secteur 1. Sa préparation s’est étendue sur plusieurs semaines et s’est appuyée sur un travail approfondi de collecte et d’analyse du renseignement.
Les autorités militaires indiquent avoir combiné plusieurs sources d’information, notamment le renseignement humain (HUMINT), le renseignement électromagnétique (SIGINT), ainsi que des missions de surveillance réalisées par drones et des patrouilles spécialisées. Ces moyens auraient permis d’identifier avec précision l’emplacement des otages, de repérer les positions des insurgés et de planifier l’intervention en limitant les risques pour les captifs.
Le document précise également que des sources infiltrées au sein du réseau insurgé ont fourni des renseignements détaillés sur les dispositifs de sécurité des ravisseurs et sur leurs mouvements. Des opérations psychologiques auraient parallèlement été menées afin de désorganiser les combattants avant le lancement de l’assaut.
S’appuyant sur ces informations, les forces nigérianes ont déployé une manœuvre coordonnée sur plusieurs fronts pour encercler la zone ciblée, sécuriser les points stratégiques et empêcher toute tentative de fuite ou de renfort. L’armée affirme que l’effet de surprise a été total, poussant plusieurs insurgés à abandonner leurs positions tandis que d’autres se seraient rendus.
Les personnes secourues, composées d’hommes, de femmes et d’enfants enlevés dans différentes localités, notamment autour de Ngoshe, ont été évacuées vers des sites sécurisés où elles bénéficient d’une prise en charge médicale et humanitaire. L’armée a toutefois déploré le décès de deux nourrissons, victimes de l’épuisement causé par les conditions de captivité et les difficultés du terrain montagneux.
Le haut commandement militaire a salué cette opération qu’il présente comme une illustration des progrès réalisés en matière de renseignement et de coordination des forces de sécurité. Selon le communiqué, des opérations de ratissage se poursuivent dans la région afin de retrouver les combattants encore actifs, démanteler leurs réseaux de soutien et empêcher de nouveaux enlèvements dans cette zone durement touchée par l’insurrection de Boko Haram depuis plus d’une décennie.
Par Valentin SOMANDE





























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