Accueil A la une Opération WIBGA 2: 1 798 interpellations, 27 armes à feu, 114 cartouches...

Opération WIBGA 2: 1 798 interpellations, 27 armes à feu, 114 cartouches et 207 bâtons d’explosifs saisis

0

Après 56 jours d’interventions intensives sur l’ensemble du territoire, l’opération WIBGA 2, lancée au Burkina Faso, a permis aux Forces de sécurité intérieure d’enregistrer d’importants résultats dans la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et les trafics illicites. Le bilan fait état de 1 798 interpellations dont 625 personnes déférées, 27 armes à feu, 114 cartouches et 207 bâtons d’explosifs, 2 289,215 kilogrammes de drogues et stupéfiants, 5,94 tonnes et 39 fûts de cyanure, 1 543 cartons de produits phytosanitaires, 7 076 engins ainsi que du carburant saisis. Satisfait de ce bilan, le gouvernement a officiellement lancé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou, l’opération WIBGA 3 afin de poursuivre et d’intensifier cette dynamique de lutte contre l’insécurité.

Durant près de deux mois, les Forces de sécurité intérieure ont multiplié les opérations de sécurisation à travers le Burkina Faso. Déployée du 28 avril au 22 juin 2026, l’opération WIBGA 2 s’est traduite par une présence renforcée des forces de défense sur le terrain, avec un total de «36 810 agents mobilisés» dans les différentes régions du pays.

Les actions menées ont couvert un large éventail d’interventions, notamment des patrouilles, des contrôles d’identité et de circulation, des fouilles, des postes de contrôle, des bouclages, des ratissages, des missions de renseignement ainsi que la sécurisation des axes routiers et des infrastructures sensibles. Ce dispositif a permis de porter un coup significatif aux différentes formes de criminalité.

Contrôle lors de opération de sécurisation, Wibga 2

Au terme de cette opération, 1 798 personnes ont été interpellées. Parmi elles, 625 ont été déférées devant les juridictions compétentes pour des faits présumés de terrorisme, de grand banditisme, de vol et d’autres infractions. Les Forces de sécurité intérieure ont également procédé à la saisie de 7 076 engins à deux, trois et quatre roues et au recouvrement de 140 572 600 FCFA au titre des amendes forfaitaires.

Les saisies réalisées illustrent également l’ampleur des opérations. Elles portent sur 27 armes à feu, 114 cartouches, 207 bâtons d’explosifs, 2 289,215 kilogrammes de drogues et stupéfiants, 5,94 tonnes et 39 fûts de cyanure, 1 543 cartons de produits phytosanitaires ainsi que d’importantes quantités de carburant de contrebande, retirées des circuits illicites.

Selon le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police, Mahamadou Sana, ces performances sont le fruit de l’engagement et du professionnalisme des Forces de sécurité intérieure, mais aussi d’une meilleure coordination des interventions. Il a également souligné que cette stratégie, fondée sur une collaboration étroite avec les populations, a contribué à une amélioration de la situation sécuritaire au cours du premier semestre 2026. Les statistiques officielles indiquent un taux trimestriel moyen de criminalité urbaine de 6,42 pour 100 000 habitants et un taux mensuel moyen de 2,14 pour 100 000 habitants. Des niveaux qui sont en baisse par rapport à ceux enregistrés en 2025.

Ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana

Le ministre Sana a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité de chaque citoyen dans cette dynamique sécuritaire. «Chaque citoyen doit être un gendarme, un militaire, un policier, un agent des Eaux et Forêts, un douanier contre l’insécurité», a-t-il déclaré, estimant que la vigilance populaire constitue un atout majeur pour renforcer l’efficacité des opérations. À titre d’exemple, il a évoqué le cas d’un citoyen qui l’avait alerté sur l’absence de contrôle sur un axe routier, signe, selon lui, d’une implication grandissante des populations.

C’est au regard de ces résultats que le ministère de la Sécurité a officiellement lancé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou, l’opération WIBGA 3. Cette nouvelle phase, prévue pour se poursuivre jusqu’à nouvel ordre, entend renforcer les actions de prévention, de renseignement et de répression sur toute l’étendue du territoire national afin de consolider les acquis enregistrés.

En capitalisant les performances de WIBGA 2, les autorités burkinabè veulent maintenir la pression sur les réseaux criminels tout en renforçant la police de proximité. À travers WIBGA 3, le gouvernement affiche sa volonté de faire de la coopération entre les Forces de sécurité intérieure et les populations un levier durable pour améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Par Valentin SOMANDE