Le lundi 16 juin 2025, Koffi (nom d’emprunt) artiste-rappeur âgé de 25 ans, a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga (TGI) Ouaga 1, délocalisée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) dans le cadre d’une audience foraine, pour répondre de l’infraction de vol commis à Ouagadougou courant mai 2025.
Les faits incriminés ont consisté à soustraire frauduleusement deux téléphones portables de marques ‘’camon 19’’ et un portefeuille contenant la somme cinq mille (5 000) francs CFA appartenant à Julie (nom d’emprunt). Ces faits commis de nuit et par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteurs ou de complices, sans qu’elles constituent une bande organisée, sont prévus et punis par les articles 611-1 et 611-11 du Code Pénal.
À la barre, le prévenu Koffi ne reconnait pas avoir agressé et retiré les téléphones de la victime. « Je n’ai agressé personne », lance-t-il.
Selon le tribunal cette dénégation maladroite laisse apparaitre la mauvaise foi du prévenu. En effet celui-ci a été formellement identifié par la victime qui a donné sa description au moment des faits. Mieux, Koffi comparait pour la quatrième fois devant le tribunal qui l’a toujours relaxé au bénéfice du doute, rappelle le Procureur du Faso.
Pour le ministère public, le prévenu est un habitué des milieux criminels et c’est bien lui qui a agressé la victime et pris possession de ses biens. Aussi, Koffi avait-il conscience du caractère répréhensible de son acte. C’est ce qui explique toutes ces dénégations des faits, avance le ministère public.
Avant les réquisitions du procureur du Faso, Julie s’est constituée partie civile en vue d’obtenir la réparation du dommage qui s’élève à cinq cent mille (500 000) CFA.
Pour le parquet, l’infraction de vol est suffisamment constituée conformément aux articles 611-1 et 611-2 du code pénal. Aux termes de ces dispositions : est coupable de vol quiconque soustrait frauduleusement une chose appartenant à autrui. Ainsi le vol suppose pour sa constitution, un acte matériel de soustraction portant sur une chose mobilière, propriété d’autrui et une intention coupable.
Par conséquent, le Procureur du Faso a requis que Koffi soit déclaré coupable et en répression, condamné à la peine d’emprisonnement de douze (12) mois dont six fermes, une amende ferme de cinq cent (500 000) francs CFA et au paiement des dépens.
À l’issue des débats, le tribunal a effectivement suivi les réquisitions du parquet en condamnant Koffi à la peine d’emprisonnement de douze (12) mois dont six mois ferme et une amende ferme de cinq cent mille (500 000) francs CFA. En outre, le tribunal a déclaré recevable et bien fondée la constitution de partie civile de Julie, et a condamné le prévenu à lui payer la somme de cent cinquante mille (150 000) francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Dans un rôle pédagogique, le tribunal a rappeler à l’assistance que la mauvaise compagnie corrompt les bonnes mœurs. Le travail fait avec amour et honnêteté libère l’homme des vices.
DCRP-MJDHRI




























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